GUERRES, EXTREMISME ETEDUCATION : Repenser les priorités du monde

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Alors que les conflits se multiplient de Gaza à l’Ukraine, en passant par le Liban et les tensions autour de l’Iran, le monde semble prisonnier d’une spirale de violence aux conséquences humaines, économiques et psychologiques considérables. Face aux limites des réponses purement militaires, une question fondamentale s’impose : Et si la véritable lutte contre l’extrémisme commençait d’abord par l’éducation et la culture de la tolérance ?

Des conflits aux causes multiples

Les guerres n’ont jamais une seule origine. Elles puisent leurs causes dans des facteurs économiques, géopolitiques, idéologiques, identitaires ou religieux. En ce premier quart du XXIᵉ siècle, les conflits armés se multiplient et ravagent des régions entières, provoquant des pertes humaines massives, ainsi que, des destructions matérielles considérables.

De Gaza à l’Ukraine, en passant par le Liban et les tensions impliquant l’Iran, les conséquences dépassent largement les frontières des pays concernés. L’économie mondiale, les équilibres politiques et même la santé psychologique des populations en portent les stigmates.

Le poids du facteur religieux

Le conflit israélo-palestinien s’inscrit dans une histoire complexe où se mêlent enjeux territoriaux, mémoires historiques, stratégies politiques et dimensions religieuses. Réduire cette crise à la seule religion serait réducteur, mais, il serait, tout aussi, erroné d’ignorer l’influence du facteur religieux dans les représentations collectives et les discours identitaires.

Par ailleurs, les divisions historiques entre sunnites et chiites continuent d’influencer certains rapports de force au Moyen-Orient. Ces fractures, souvent, instrumentalisées politiquement, compliquent, davantage, la recherche d’une paix durable.

Les limites de la réponse militaire

Depuis plusieurs décennies, les Etats consacrent des budgets gigantesques à l’armement et à la lutte sécuritaire contre le terrorisme. Pourtant, malgré cette mobilisation militaire sans précédent, les violences extrémistes persistent sous différentes formes.

Cette réalité conduit à une interrogation essentielle : Peut-on combattre durablement le fanatisme uniquement par les armes ? L’expérience montre que la victoire militaire ne suffit pas toujours à éliminer les racines idéologiques de la violence.

L’éducation comme rempart contre l’extrémisme

C’est ici que l’éducation devient un enjeu central. Toute société qui souhaite construire une paix durable doit promouvoir l’esprit critique, la culture du dialogue et le respect de la diversité.

Il ne s’agit pas de désigner une civilisation ou une religion comme responsable, mais, de reconnaître que certains discours de haine, de rejet ou d’intolérance peuvent prospérer lorsque les systèmes éducatifs échouent à transmettre les valeurs universelles de coexistence et d’humanité.

Enfants à la messe : Leur avenir tiendra (aussi) compte de ce qu’on leur dit aujourd’hui.

Dans le monde arabo-musulman comme ailleurs, la réforme des programmes éducatifs, l’ouverture culturelle et la promotion de la tolérance constituent des leviers essentiels contre toutes les formes de radicalisation.

Une révolution culturelle nécessaire

Les grandes organisations internationales chargées de l’éducation et de la culture ont un rôle fondamental à jouer. Les puissances mondiales, souvent, engagées dans une compétition technologique et militaire permanente, gagneraient à investir, davantage, dans la formation des consciences que dans l’accumulation des armes.

Car la véritable révolution du XXIᵉ siècle ne sera peut-être ni militaire ni technologique, mais, culturelle et éducative.

 Dr Lahcen Benchama

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