FRANCE-GABON : La France qui accueille Brice Oligui Nguema ce 20 juillet est un pays en faillite.

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Le président du Gabon, Brice Oligui Nguema, entame une visite d’Etat en France de trois jours à partir de ce lundi, 20 juillet. C’est un signe d’excellentes relations entre les deux pays qui montre que les deux présidents s’estiment véritablement. Mais il y a plus…

En effet, au même moment, le président gabonais, porteur d’une dynamique nouvelle, a dit clairement à son homologue français qu’il entend accélérer la transformation des matières premières de son pays, localement. Du coup, la société Eramet qui est une coloniale qui importe le manganèse à l’état brut sans aucune transformation minimale et ce, depuis l’indépendance du pays, doit, absolument, changer de fusil d’épaule. Ce n’est qu’un exemple car le Gabon comprend énormément de richesses comme l’uranium, le fer, le pétrole, le gaz, et même le bois, et pas que (sur notre photo, l’arrivée d’Emmanuel Macron, à Libreville, en novembre 2025. Un peu comme en terrain conquis…).

La France s’est contentée d’une telle exploitation dans ses ex-colonies, pendant des décennies, en n’y suscitant aucun progrès industriel, ce qui fait que le réveil de la jeune génération de chefs d’Etat, sans oublier les élites qui font pression, est difficile, aujourd’hui. Car ils veulent tout produire chez eux, même en pactisant avec la Chine, la Turquie, la Corée du Sud ou tout auprès pays disposant d’une autre mentalité.

La France qui s’appauvrit de jour en jour, est dans une situation qu’il ne faut souhaiter à aucun pays de son rang. Celui-ci est en train de décroître car de sixiéme pays industriel du monde, il y a quelques années, la France a rétrogradé à la 13e place dans de nouveaux classements économiques mondiaux. Cette dégringolade s’explique par des déboires qu’elle rencontre en Afrique, en particulier.

Emmanuel Macron offre une visite d’Etat (c’est rare pour un pays africain) au président du Gabon, mais que le chef des Gabonais s’attende à négocier ferme. Ses compatriotes souhaitent qu’il ne lâche rien. Voici ci-dessous la situation économique actuelle de la France qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Fin 2025, la dette publique de la France s’élevait, officiellement, à 3 460,5 milliards d’euros, ce qui représentait 115,6 % du produit intérieur brut (PIB). Autrement dit, les créanciers de la France peuvent l’acheter et leurs dettes ne seront pas pour autant épuisées. Les projections pour le courant de l’année 2026 la situent, désormais, aux alentours de 3 540 milliards d’euros (soit environ 117,4 % à 117,9 % du PIB).

Brice Oligui Nguema et son épouse, Zita, foulent le sol français dimanche 19 juillet, accueillis par Catherine Pégard, la ministre de la Culture.

Pour mieux se rendre compte de ce que cela représente, voici quelques indicateurs clés :

Par habitant : Cela équivaut à un peu plus de 51 400 € par Français.

Qui la compose ? L’Etat est le principal émetteur (environ 83 % de la somme), le reste étant partagé entre la Sécurité sociale et les collectivités locales.

Le coût des intérêts : Rien que pour payer les intérêts de cette dette (ce qu’on appelle la « charge de la dette »), le budget annuel dépasse les 60 milliards d’euros, ce qui en fait l’un des tout premiers postes de dépenses du pays. Plus que l’Education nationale et même la Défense.

L’ancien premier français, François Bayrou, vient de publier un ouvrage où il sonne l’alarme car la France est en train de se tiers-mondiser à un rythme qui inquiète les économistes les plus neutres. On a parlé, dans un passé récent, de la Grèce et de l’Italie. Le tour de la France arrive à grands pas. Il faut (vraiment) s’en inquiéter.

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