MENACES ECONOMIQUES DE TRUMP SUR L’IRAN : La Chine répond à l’ultimatum et se dit prête à dégainer (Même pas peur)

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Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a présenté, lundi, 24 août, un nouveau train de sanctions dites « secondaires », touchant directement les partenaires commerciaux de l’Iran, sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.

Le sang de la Chine, principal suspect pour les Américains qui aiderait les Iraniens, n’a fait qu’un tour, avant de réagir que tout sera fait pour «défendre fermement» ses intérêts après que le gouvernement américain a affirmé sa volonté de couper les ressources économiques de l’Iran et menacé les pays qui continueraient à soutenir Téhéran (sur notre photo, Xi Jinping qui est nullement effrayé par Donald Trump) .

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a présenté, lundi, 24 août, un nouveau train de sanctions dites « secondaires », touchant non pas l’Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.

Washington a, également, imposé de nouvelles sanctions contre 60 individus, sociétés et navires accusés d’aider l’Iran à générer des revenus pétroliers, à se procurer des armes et à mener des actions de guerre numérique. Les sanctions visent des entités dans le monde entier, notamment, aux Emirats arabes unis, en Chine, à Singapour et en Europe.

« Les pressions maximales exercées dans le cadre d’une guerre économique ne règlent en rien les problèmes. Elles ne font qu’attiser les tensions et les conflits, provoquer des effets de contagion, déstabiliser l’ordre économique et financier mondial, et porter atteinte aux droits et intérêts légitimes des autres pays », a réagi, mardi, 25 août, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre fermement ses droits et ses intérêts », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse régulière. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran. Plus de 80% des exportations de pétrole iranien étaient, par exemple, à destination de la Chine avant la guerre, selon la société d’analyse Kpler.

« La coopération entre la Chine et l’Iran s’est toujours inscrite dans le cadre du droit international et ne saurait être entravée ni compromise », a dit Lin Jian. Scott Bessent a déclaré lundi que les pays qui ne participeront pas aux sanctions américaines « partageront l’isolement de l’Iran », le ministre envisageant notamment d’expulser les récalcitrants « du système dollar ».

Les BRICS auxquels appartiennent la Chine et la Russie, représentent 45% de la richesse mondiale. Le dollar est en train de perdre sa valeur comme monnaie refuge.

La faiblesse américaine est visible. Après avoir militairement échoué à « raser » la « civilisation » iranienne (l’Iran dit à qui veut l’entendre avoir gagné la guerre, ce qui lui permet de « privatiser » le détroit d’Ormuz, c’est au tour du Canada de riposter en frappant aussi de 50% de droits de douanes sur les produits américains à partir de la deuxième semaine de septembre, en menace des droits de douane que Donald Trump a imposés au Canada.

C’est donc à la guerre comme à la guerre. La menace du dollar comme monnaie de transactions internationales est relative dans la mesure où l’Europe commerce en euro, la Chine en yuan, la Russie en rouble, le Japon en yen, etc. Les BRICS (Brésil Russie Inde Chine et Afrique du Sud) auxquelles appartient l’Iran ont créé un outil pour le commerce entre les membres qui devrait prochainement entrer en vigueur via la Banque des BRICS que préside l’ancienne présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

Les Etats-Unis n’ont plus leur force d’antan et ne pourront économiquement rien faire à l’Iran qu’ils ne l’ont fait déjà.

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