Sandor Csanyi, l’un des huit vice-présidents de la FIFA, a annoncé retirer son soutien à Gianni Infantino. Une nouvelle prise de distance qui accentue la pression autour du président de l’instance accusé d’affairisme et d’utiliser le nom de la FIFA pour rouler pour ses propres intérêts.
Le Hongrois, Sandor Csanyi (notre photo), un des huit vice-présidents du conseil de la FIFA, a annoncé retirer son soutien au président de l’instance mondiale, Gianni Infantino, sous le feu des critiques depuis son projet, finalement, abandonné, d’ouverture à des investisseurs privés. Parlant d’investisseurs privés, le clan de Donald Trump était, déjà, prêt à prendre des participations dans cette nouvelle affaire, avec la bénédiction du président américain. Un affairisme qui a montré qu’Infantino roulait pour ses propres intérêts et n’écoutait nullement les critiques qu’on pouvait formuler à son endroit. Du moment où l’affaire est bonne pour sa poche, il fonce…
Dans une lettre à Infantino rendue publique, mercredi, 19 août, Sandor Csanyi, également, patron de la fédération hongroise de football, dit avoir « perdu la confiance précédemment placée » dans le président de la FIFA. Pour justifier sa position, il évoque « des décisions servant des intérêts politiques plutôt que ceux du football », notamment, lors du Mondial 2026, ainsi que, le plan d’ouverture de l’instance mondiale à des investisseurs privés, un projet réalisé « en secret, sans en avoir informé le Conseil de la FIFA ». A force de rencontrer et d’échanger avec Donald Trump, Gianni Infantino a adopté son mode de gouvernance, vertical, dictatorial, autoritaire. Alors que la FIFA est suprêmement une instance de concertation et démocratique même si au final, c’est le président qui est le porte-voix de tous.

Et Sandor Csanyi de poursuivre : « La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été le licenciement inattendu de Kevin Lamour », le numéro 3 français de la FIFA, ajoute-il. « Ma conviction que vous êtes capables de diriger la FIFA avec succès et efficacement (…) a été sapée », conclut le Hongrois à l’adresse du dirigeant italo-suisse.
Lundi, 17 août, la FIFA a annoncé le départ de Kevin Lamour, directeur général des Opérations d’où il supervisait des secteurs administratifs clés, comme le juridique, la communication et le personnel. Il avait été l’une des voix les plus haut placées au sein de la FIFA à critiquer le projet de Gianni Infantino, candidat à sa réélection en mars 2027, dénonçant « le projet d’une seule personne ».
« Non seulement ce projet ne doit pas voir le jour… mais le moment est désormais venu pour les dirigeants du monde du football de se poser les bonnes questions et de prendre les bonnes décisions », avait-il écrit dans un communiqué publié le 31 juillet.

Gianni Infantino mise sur les 54 pays de la CAF (Confédération africaine de football) pour lui permettre d’avoir la majorité absolue de 106 voix pour sa réélection. La CAF est la confédération qu’il dit avoir dans sa poche par l’entremise de son faire-valoir sud-africain, Patrice Motsepe, qui n’a jamais su lui dire NON même quand il a décidé, unilatéralement, de faire passer la CAN de deux à quatre ans. Une décision considérée comme une folie en Afrique. Cela dit, le secret du vote fait que sur les 54 pays de la CAF, il se comptera certainement quelques-uns qui ne joueront pas le jeu et voteront contre Infantino.
Après avoir octroyé la coupe du monde de 2038 à un trio de pays, l’Espagne, le Portugal et le Maroc, où il va tenir le congrès en mars 2027, l’Italo-Suisse compte vraiment beaucoup sur le savoir-faire de la Fédération royale de football pour l’aider à assurer sa réélection.





