En fait, il ne s’agit pas d’une intention, mais d’une décision (secrète) déjà prise et dont l’exécution est en train d’être mise en œuvre. L’agence de presse, Reuters, affirme même que des discussions existent, depuis quelque temps, entre les trois confédérations pour faire tomber l’actuel président de la FIFA qui ambitionne de se représenter en mars 2027 au Maroc. Pour empêcher cette infâmie, tellement Infantino a sali le football, ils vont lui coller une motion de censure. La guerre ne fait que commencer car les uns et les autres (en dehors de la CAF) sont convaincus que la prostitution du football que promeut le président italo-suisse de la FIFA est le moyen à court terme d’enterrer complètement ce sport roi qui ne ressemblera plus à rien. Pour empêcher cette éventualité, il faut agir sans attendre, dès maintenant.
L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF (notre photo) vont tenter de faire chuter Gianni Infantino dans la tourmente depuis son projet avorté d’investisseurs privés à la FIFA. Ces trois entités discutent d’un vote de défiance afin d’obtenir les voix nécessaires pour renverser l’actuelle présidence.
En marge de la Supercoupe d’Europe qui avait opposé le Paris SG à Aston Villa le 12 août, des rumeurs évoquaient, déjà, des discussions entre les dirigeants de ces trois confédérations et la possibilité d’une révolution institutionnelle qui devra toutefois réunir d’autres soutiens pour passer. En effet, il faut 106 voix sur les 211 associations qui composent la FIFA pour renverser Gianni Infantino. Le réservoir des soutiens du président de la FIFA se trouve dans les 54 fédérations qui composent la CAF (Confédération africaine de football) dont le président, le Sud-Africain, Patrice Motsepe, est considéré comme un simple faire-valoir de Gianni Infantino qui décide à sa place. D’aucuns l’appellent même le « caniche d’Infantino ». Cela dit, il n’est pas sûr que les 54 fédérations africaines votent comme un seul homme pour le maintien d’Infantino du moment où ce vote est secret. En votant pour son maintien, chaque président de fédération africaine se souviendra que c’est la dictature ou si l’on veut la non-concertation, l’absence de dialogue avec les instances africaines, qui ont conduit au passage en force d’une CAN tous les 2 ans à une CAN tous les 4 ans, Motsepe n’ayant été là que pour jouer les béni-oui-oui de l’Italo-Suisse. L’un étant le clown de l’autre, il va sans dire que le départ d’Infantino devra signer, illico presto, celui de Motsepe.
« Il n’y a pas d’issue », soutient-on dans les milieux proches des trois confédérations. « Soit, il choisit la voie pacifique et décide de ne pas se représenter en mars 2027 au Maroc, soit, il choisit la voie de la force », faisant référence à cette motion de censure.
Un Congrès extraordinaire convoqué si…
Le Conseil de la FIFA peut convoquer un Congrès extraordinaire à tout moment, et il est tenu de le faire si au moins un cinquième des 211 associations membres de la FIFA soumet une demande écrite précisant les points qu’elles souhaitent voir inscrits à l’ordre du jour. Il doit alors être convoqué dans un délai de trois mois, chaque association participante disposant d’une voix. Les statuts de la FIFA ne contiennent aucune disposition spécifique relative à une motion de censure contre son président.

Les trois institutions accusent la direction de la FIFA d’une grave rupture de confiance. A l’heure actuelle, le principal soutien d’Infantino est Donald Trump qui avait réussi à faire sauter le carton rouge d’un joueur américain en plein mondial, Gianni Infantino ayant courbé l’échine devant un tel diktat. Tout comme il l’avait déjà fait avec le refoulement de l’arbitre somalien et le refus de visas à des dizaines de milliers de supporters africains, qui furent privés de coupe de monde. A un moment donné, on s’est demandé s’il y avait un pilote dans l’avion FIFA dans la mesure celui-ci semblait être Donald Trump.
Infantino compte toujours des soutiens (mais qui vont se réduire au fur et à mesure…)
La partie est loin d’être jouée d’avance pour les frondeurs. Aucun candidat ne s’est publiquement manifesté mais il y a encore du temps : La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre, et Infantino conserve le soutien d’une partie des membres de la FIFA. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a, par exemple, déclaré la semaine dernière qu’Infantino continuait de bénéficier du soutien de l’Afrique. En théorie. Ce qu’il n’a pas dit, c’est qu’il ne gère que la voix de l’Afrique du Sud, le vote à la FIFA étant secret.





