GRANDE BRETAGNE/AFRIQUE : Londres veut être le numéro 1 du G7 en investissements à l’horizon 2022

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La première ministre britannique, Theresa May, est vraiment décidée à damer le pion à ses homologues du G7. Alors que Donald Trump essaie de lui couper de l’herbe sous les pieds en prospectant les pays anglophones les plus prospères (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya et Egypte), elle annonce que la Grande Bretagne sera numéro 1 du G7 sur le plan des investissements en Afrique en 2022 au plus tard. Voilà un défi lancé à Donald Trump, mais aussi, à Angela Merkel et, surtout, à Emmanuel Macron, qui en l’espace d’une année à l’Elysée, a effectué plusieurs visites en Afrique (Algérie, Maroc, Tunisie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal, Nigeria et Mali). Si Emmanuel Macron est champion toutes catégories au niveau des pays visités (où il souhaite entretenir le courant d’affaires), Theresa May, elle, affiche son ambition : être numéro un en investissements en Afrique d’ici quatre ans. Qui dit mieux ? Seule la Chine !

La première ministre britannique a indiqué, mardi, 28 août, qu’elle souhaite compenser les pertes économiques attendues du Brexit, lors d’une visite en Afrique du Sud : « Je peux annoncer aujourd’hui une nouvelle ambition. D’ici 2022, je veux que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique », a déclaré Mme May lors d’un discours prononcé dans la ville du Cap (Sud-Ouest).

Le G7 rassemble les plus grandes économies de la planète, à l’exception de la Chine.

« Je souhaite des économies africaines fortes avec lesquelles les entreprises britanniques peuvent faire des affaires de façon libre et équitable », a insisté la dirigeante devant un parterre d’hommes d’affaires sud-africains et britanniques.

Depuis la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne (UE), lors du référendum de juin 2016, Londres multiplie les contacts diplomatiques pour préparer les accords commerciaux qui viendront se substituer à ceux de Bruxelles.

« Les défis auxquels l’Afrique est confrontée dépassent la seule Afrique », a plaidé Theresa May (sur notre photo avec Cyril Ramaphosa le président sud-africain).

« Il est dans l’intérêt du monde entier que ces emplois soient créés pour s’attaquer aux causes et aux symptômes de l’extrémisme et de l’instabilité, pour gérer les flux migratoires et pour encourager une croissance propre », a-t-elle insisté.

« Si nous n’y parvenons pas, les conséquences économiques et environnementales atteindront rapidement les quatre coins de notre monde interconnecté », a averti la première ministre, « les conséquences humaines (…) seront tout autant globales ».

Mme May a entamé par l’Afrique du Sud sa première tournée africaine, qui la mènera ensuite au Nigeria et au Kenya.

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Investissements en Afrique.

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