CORRECT THE MAP : De la pédagogie et non de l’andragogie

Date

Vendredi, 4 septembre, les Nations-Unies ont voté l’adoption d’une nouvelle carte du monde qui redonne à l’Afrique sa véritable taille et échelle, comparée aux autres continents. Au-delà d’une meilleure représentation du réel cartographique, les enjeux portent, aussi, et surtout, (du moins pour le moment), sur une vision plus juste du monde. Le Togo qui a porté cette revendication au nom de l’Union africaine, a tablé sur la pédagogie pour faire accepter l’approche. Son chef de la diplomatie, le professeur, Robert Dussey, qui a défendu cette nouvelle vision de la carte du monde à la tribune des Nations-Unies pour la deuxième fois, a choisi de faire large consensus en évitant les sujets qui pouvaient diviser. Résultat : 164 Etats ont voté pour, 1 contre (les Etats-Unis) et 6 abstentions dont l’Ukraine dont on se demande pourquoi.

« Ce projet de résolution n’est dirigé contre aucun Etat. Il ne remet pas en cause l’histoire de la cartographie. Il n’affecte pas l’état actuel des frontières. Il ne condamne aucune projection, pas même la projection de Mercator, dont l’utilité historique pour la navigation demeure indéniable. Il reconnaît explicitement la diversité des projections cartographiques et leurs usages spécifiques. Il n’impose aucune projection unique pour tous les usages », a tenu à rassurer le chef de la diplomatie togolaise avant de demander le vote de l’assemblée, qu’il a obtenu, favorablement, à une écrasante majorité : 164 voix pour, 1 voix contre et 6 abstentions (sur notre photo, le professeur Robert Dussey prononce son discours à la tribune des Nations-Unies le 4 septembre 2026).

En somme, l’Union africaine ne veut vexer personne. Sa démarche n’est dirigée contre aucune nation, aucune civilisation, ni aucune tradition cartographique. Elle est guidée par une ambition universelle : promouvoir un savoir fondé sur l’exactitude scientifique, le respect de la vérité et l’égale dignité de tous les peuples.

Par la voix du professeur, Robert Dussey, l’Union africaine explique l’ambition qui l’anime en mettant cette réclamation au-devant de la scène internationale : Promouvoir des projections qui préservent mieux les proportions réelles des continents, en particulier, les projections à surfaces équivalentes, dont la projection Equal Earth, privilégiée par l’Union africaine.

Mission accomplie : Le professeur Robert Dussey était quand même bien entouré à New York.

Pour l’Afrique, cette résolution revêt une signification particulière. Elle contribue de manière significative à la réalisation des objectifs de la décennie des racines africaines et de la diaspora africaine (2021-2031), de la deuxième décennie internationale des personnes d’ascendance  africaine (2025-2034) et aussi  de la Déclaration finale du 9e Congrès panafricain relative à la « correction des représentations cartographiques disproportionnées du continent », en  participant à la reconnaissance de la juste place de l’Afrique sur la scène internationale et à la restauration de la dignité du continent et de ses diasporas, par la correction des distorsions cartographiques héritées de l’histoire.

More
articles

Laisser un commentaire

×
×

Panier