EUTHANASIE : Vive la voix ferme de l’église !

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Le 15 juillet, les députés français devraient se prononcer sur l’adoption du projet de loi sur l’ « aide active à mourir » (on ne peut pas dire « euthanasie », rappelons-le, puisque cela évoquerait, à juste titre, le IIIe Reich). A cette occasion, le clergé catholique français sort de son habituelle réserve et, avec un certain courage, rappelle que le respect de la vie est au cœur de la morale chrétienne. Et chose très importante, menace d’excommunier tout député qui se livrerait à cette trahison de son serment devant Dieu. Une position partagée par les fidèles (et non par certains intellectuels athées).

Parmi les évêques de France qui montent au créneau pour faire respecter ce dogme de l’église, Mgr Marc Aillet, à la tête du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron (sur notre photo, Mgr Aillet avec le pape Benoit 16 qu’il avait rencontré une dizaine de fois ; ici, le 27 septembre 2012, à Rome. Il rappelle, dans un entretien accordé à France catholique, qu’un parlementaire qui voterait cette loi serait, de facto, excommunié. Enfin, l’église devient ferme quand on a besoin de cette fermeté devant certains laïcs qui ne savent plus s’arrêter depuis l’adoption du mariage dit pour tous, où un homme peut épouser un homme, une femme une femme, au nom disent-ils de la liberté, alors qu’ils sont en train de désacraliser les liens sacrés du mariage qui est une union entre un homme et une femme.  La position de Mgr Marc Aillet n’a rien d’exceptionnel : Il n’y a rien là-dedans que de très normal, à savoir, que voter une loi qui s’oppose si manifestement à la doctrine de l’église constitue, selon le vocabulaire du catéchisme, un péché mortel. La matière est grave, la connaissance de ce mal est entière et le consentement est plein. Et qui se trouve en état de péché mortel ne peut pas communier. C’est tout simple. Merci Monseigneur !

Il n’en fallait pas davantage pour que tous les laïcards de plateaux télé tombent à bras raccourcis sur ce simple rappel, « à temps et à contretemps », d’une vérité qui, pour les chrétiens, est intemporelle. Certains confondent communion et absolution, entendant donc qu’un prêtre ne pourrait plus absoudre un parlementaire qui aurait voté cette loi. C’est méconnaître totalement l’abondance de la miséricorde divine. Dieu nous aime inconditionnellement ; c’est nous qui choisissons, quand nous péchons, de nous détourner de Lui. Et à tout péché miséricorde, comme dit le vieil adage : Un député qui se repentirait sincèrement, en confession, de ce vote indigne recevrait évidemment l’absolution. Plus bête, encore : En affirmant que « l’Etat est chez lui, l’église chez elle », ils semblent vouloir priver les évêques de France, qui sont pourtant des citoyens comme les autres, de leur liberté d’expression.

D’autres parlent d’erreurs objectives de l’église (trafic d’indulgences, sac de Constantinople) mais en profitent, aussi, pour raconter n’importe quoi. A commencer par ceci : L’église « fabrique des prédateurs en bataille en imposant le célibat des prêtres ». Ah bon ? Quand on interdit le mariage à un homme, il se jette systématiquement sur des enfants ? Et son corollaire tout aussi idiot : L’église « couvre les prédateurs qu’elle fabrique au nom du secret de la confession ». Alors qu’un prêtre qui confesse un « prédateur » pourrait peut-être exiger de lui qu’il se dénonce afin de recevoir l’absolution… Clou du spectacle : L’église « menace d’excommunication les catholiques qui choisiraient la liberté plutôt que la vie ». En d’autres termes, pour eux, la liberté, c’est la mort : L’argument diabolique a déjà servi pour l’avortement. « Sous un ciel laïque, de telles fantaisies doivent d’abord nous faire marrer », concluent-ils.

Mgr Marc Aillet est soutenu par l’église catholique de France dans son ensemble.

Acharnement frénétique à détruire la vie

Qu’ils se marrent tous, pas de problème : ça fait partie de la liberté d’expression, celle que l’on refuse aux évêques qui osent relayer le message du Christ, comme leur sacerdoce l’exige.

De tels arguments, appuyés sur l’ignorance dans un cas, sur la haine dans l’autre, sont très pauvres. Tellement pauvres qu’ils montrent bien que la loi sur l’euthanasie ne repose pas tant sur un raisonnement philosophique que sur l’acharnement frénétique à détruire ce qui relève de la vie – et singulièrement de la protection des plus faibles : Les enfants qui vont naître, les vieux qui vont mourir. Le diable a, paraît-il, l’art de faire croire qu’il n’existe pas, mais, ses employés, on doit s’en rendre compte, sont, encore, extrêmement, nuisibles.

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