IRAN : Trump joue gros

Date

L’Iran a été, lâchement, attaqué, par surprise, alors que les négociations devaient reprendre à Genève, lundi, 2 mars. Bilan : l’assassinat du guide suprême, Ali Khamenei (notre photo), et d’une cinquantaine de dignitaires dont le chef d’état-major de l’armée. Cela dit, le régime des Mollahs a une résilience telle que le pays pourra plier mais jamais il ne rompra. Parler donc d’un changement de régime à partir de simples bombardements sans l’implication massive de troupes au sol, n’est qu’une opération de communication à laquelle personne ne croit. Mais, la folie de Trump et de Netanyahu peut entraîner vers un conflit mondial. Car en face, il y a un régime jusqu’au boutiste qui ne se laissera jamais faire. La solution est désormais militaire. Une partie va perdre la face. Ce qui laisse penser que le conflit sera durable, au grand bonheur des Iraniens qui sont chez eux et qui savent livrer ce genre de bataille.

Ce dimanche, 1er mars, les Etats-Unis ont enregistré la mort de 3 soldats, les tout premiers, à mettre à l’actif de Donald Trump, chercheur (avec la torche) du Prix Nobel de la Paix depuis 2025. Un Prix qu’il devra vite oublier car il ne l’aura plus ! Plus grave, le conflit se régionalise rapidement. L’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweit, Bahrein, les Emirats arabes unis, et même le sultanat d’Oman, qui conduisait les négociations, ont, tous, été touchés, et continuent de l’être. Quant à Israël qui a déjà perdu, au moins, une dizaine de citoyens, les bombardements iraniens arrivent à atteindre les villes de Jérusalem et de Tel Aviv, principales cibles des Iraniens, malgré qu’elles sont protégées par le dôme de fer.

Donald Trump a souvent donné l’occasion d’être un président immature qui fait des déclarations à l’emporte-pièce, qui dit facilement quelque chose et son contraire, et dont les actions sont souvent irréfléchies. Mais, ici, c’est à l’opinion américaine qu’il devra rendre compte de sa folie actuelle, lui, qui fut élu président des Etats-Unis, pour ramener (à la maison) les soldats américains actuellement en train de combattre sur les terrains extérieurs. Il est exactement en train de faire le contraire. Personne dans son camp en dehors des néo-conservateurs, ne soutient son escapade en Iran où les conséquences sont à venir.

Les deux va-t-en guerre Donald Trump et Benyamin Netanyahu visiblement prêts pour la troisième guerre mondiale. On s’en rapproche…

Le conflit risque de se mondialiser avec la décision de la France et de la Grande Bretagne de frapper, à leur tour, l’Iran si ses bombardements continuent de cibler les pays de la région avec lesquels ces deux pays ont signé des accords de défense et militaires. C’est par exemple le cas de la France qui a signé en 1994 des accords avec le Qatar et avec les Emirats arabes unis en 1995.

Le président russe a présenté ses condoléances suite au décès du guide suprême, avant d’ajouter que la mort d’Ali Khamenei est un « assassinat commis en violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international ».

De son côté, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, parle d’un « acte d’agression armée prémédité et non provoqué contre un Etat membre souverain et indépendant de l’ONU », dénonçant par ailleurs la violation de principes fondamentaux du droit international : « Washington et Tel Aviv se sont une fois de plus lancés dans une aventure dangereuse qui rapproche rapidement la région d’une catastrophe humanitaire, économique et, il ne faut pas l’exclure, radiologique », affirme le ministre, estimant que les Etats-Unis et Israël « se drapent dans une préoccupation illusoire pour empêcher les Iraniens d’acquérir l’arme nucléaire ».

A quand la fin de cette interminable concertation entre Vladimir Poutine et Xi Jinping alors que les Mollahs attendent leur soutien ?

Selon Moscou, Washington et Tel Aviv auraient pour but de « détruire l’ordre constitutionnel et de détruire la direction d’un Etat qui leur déplaît et qui a refusé de se soumettre à une dictature autoritaire et à l’hégémonie ».

En effet, Trump joue gros dans ce conflit. S’il n’est pas vainqueur de façon bien visible, il rencontrera des difficultés de plus en plus grandes sur le plan intérieur où sa politique tarifaire est un échec à cause de l’inflation qu’elle provoque dans la population, sans oublier la désorganisation des relations avec les pays qui en sont victimes. D’autre part, les élections de mi-mandat de novembre risquent d’être très défavorables pour le parti républicain, ce qui ferait de Donald Trump un chef d’Etat très affaibli pendant la deuxième partie de son mandat.

Envie d’accéder aux contenus réservés aux abonnés ?

More
articles

Laisser un commentaire

×
×

Panier