KENYA : Pas de révision constitutionnelle de la fonction présidentielle (pour le moment…)

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En septembre dernier, William Ruto devenait, officiellement, le cinquième chef d’Etat du Kenya, après avoir occupé les postes de président de la République par intérim en octobre 2014, et de vice-président entre 2013 et 2022. Sitôt arrivé, pense-t-il, déjà, à s’éterniser au pouvoir ?

Trois mois après son investiture, William Ruto est, déjà, au centre d’une polémique d’ordre constitutionnel, après que Salah Fakub, l’un de ses partisans, ait, ouvertement, évoqué l’idée de supprimer le nombre de mandats présidentiels à deux, et de le remplacer par un âge limite à 75 ans.

Interpellé à ce sujet, le président kényan a fait part de son opposition, rappelant à ses parlementaires que leur devoir est de servir le peuple. Les Kényans étant confrontés à une série de maux tels que la famine, la sècheresse, et la hausse du coût de la vie.

Plusieurs membres de l’opposition dont Opiyo Wandayi et Junet Mohammed, ont dénoncé la proposition de Salah Fakub, y voyant une manœuvre déguisée de la coalition au pouvoir pour sonder l’opinion publique.

Bien que des hauts responsables de la majorité parlementaire aient menacé de sanctionner leur membre pour sa déclaration jugée fantaisiste, il reste à savoir si cette dernière l’est véritablement, surtout, dans un contexte politique africain devenu, depuis 2015, particulièrement, friand des révisions constitutionnelles de la fonction présidentielle, selon des données du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (Pentagone).

Paul Patrick Tédga

MSc in Finance (Johns Hopkins University – Washington DC)

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