MONDIAL 2026 : Les Etats-Unis sont-ils en mesure de recevoir le Mondial à 100 jours du coup d’envoi ?

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Rhétorique anti-immigration agressive, divisions politiques, tensions avec les alliés, frappes en Iran, l’image des Etats-Unis est brouillée pour les millions de supporters attendus malgré le succès de la billetterie qui promet des matches à guichets fermés.

La promesse était belle. Pour la première fois, une coupe du monde avec 48 équipes (104 matchs), est organisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, trois pays frontaliers aux relations étroites depuis plus de 30 ans. Et avec un tourisme en berne depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, le secteur hôtelier américain espérait reprendre des couleurs avec près de sept millions de spectateurs attendus (sur notre photo, Donald Trump avec l’équipe de la FIFA qui a loué les bureaux dans la Tour de Donald Trump).

Mais, pour son second mandat, le milliardaire républicain a tout compliqué : Il a lancé une guerre des taxes douanières contre le monde entier, et notamment, ses voisins. Il ambitionne de faire du Canada le 51e Etat américain et a menacé d’intervenir militairement si le Mexique ne renforçait pas sa lutte contre le narcotrafic. D’autre part, il veut annexer le Groenland et faire de Gaza, la Côte d’Azur du Moyen-Orient.

Au Moyen-Orient, justement, il vient de lancer avec Israël une série de frappes contre l’Iran qui rend désormais nulle la venue de l’équipe iranienne pourtant qualifiée.

Mi-janvier, les Etats-Unis ont annoncé le gel des visas d’immigrant pour 75 pays, dans le cadre de la lutte contre l’immigration illégale.

Parmi les nations ciblées figurent quatre qualifiées : l’Iran, Haïti, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Cette mesure, assure Washington, n’affecte pas les visas de tourisme, donc, les supporters en possession de billets. L’administration Trump et la Fifa ont mis en place une procédure accélérée pour un rendez-vous au consulat américain pour les demandes de visa, mais, ce ne sera pas une garantie. Et de nombreux fans se demandent aussi comment ils seront traités à leur arrivée dans un aéroport américain.

Si des appels au boycott de la compétition pour protester contre la « rhétorique » anti-immigration de l’administration Trump ont été lancés, le fait est qu’aux Etats-Unis, le discours du président divise plus que jamais. Son intervention en Iran ne recueille que 27% de soutien parmi la population américaine. Ce pourcentage est appelé à diminuer avec les pertes annoncées des soldats américains : hier 3 soldats tués, aujourd’hui, un quatrième s’est ajouté à la liste. Trump avait été élu notamment pour mettre fin à l’interventionnisme américain et à rapatrier les « boys » à la maison. Il fait exactement le contraire.

Trump estime que l’opération en Iran va durer 4 semaines, au moins, ce qui nous ramène à début avril alors que la coupe du monde démarre en juin. Tout ceci est une improvisation qui risque de fausser la fête de football. Parfois, on se demande ce qui ne tourne pas rond dans la tête de Donald Trump dont les décisions sont souvent prises comme s’il n’avait pas réfléchi avant.

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