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Politique

Le premier tour de l'élection présidentielle en Mauritanie a été, officiellement, fixé au samedi, 22 juin, et un éventuel second tour au 6 juillet, selon un décret présidentiel publié ce mercredi, 17 avril. La publication du décret ouvre la période officielle de dépôt de candidatures qui s'achève le mercredi 8 mai, selon le texte. Mais, plusieurs candidats se sont, déjà, déclarés, dont celui du parti au pouvoir, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter au terme de son second mandat. Il a, rigoureusement, respecté non seulement la constitution, mais aussi, le coran qui l'interdisait d'aller à l'encontre de cette disposition. Une leçon en Afrique où les chefs d'Etat font tout ce qui est possible (et même impossible) pour mourir au pouvoir.

C'est comme si un côté Hosni Moubarak sommeillait en Abdel Fattah al-Sisi. Après avoir remplacé Anouar el-Sadate, en 1981, suite à son assassinat, Hosni Moubarak avait, littéralement, confisqué le fauteuil de chef de l'Etat jusqu'en 2011, où il se faisait, régulièrement, élire par le parlement qu'il contrôlait totalement. C'est le Printemps arabe qui l'a surpris et fait partir. Après la parenthèse Mohamed Morsi à la tête de l'Etat, un frère musulman proche de la Turquie et du Qatar, l'armée à travers le général, Abdel Fattah al-Sisi, a pris le pouvoir, en 2014, pour rassurer le peuple contre les dérives dictatoriales de Morsi qui devenaient inquiétantes : il dirigeait l'Egypte comme une secte des Frères musulmans. Après avoir eu un début de pouvoir mouvementé, al-Sisi a réussi à stabiliser la situation. Maintenant, il met le cap sur le changement de la constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu'en 2030. Au moins. Car quand on s'approchera de 2030, il trouvera moyen de prolonger son bail à la tête de l'Etat. La démarche est classique en Afrique. En imitant ses homologues du Sud-Sahara, le président égyptien n'invente pas le fil à couper le beurre.

L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a suscité à Paris, en France et dans le monde, tristesse et émotion. En plus des annonces de subventions des pouvoirs publics, les initiatives privées et associatives se multiplient pour que chacun puisse apporter son concours dans les projets de reconstruction. Loin de démobiliser les générosités spontanées qui naissent, il est important d’être vigilant quant aux organismes collecteurs. Plus que jamais dans ces temps où notre empathie éveille notre générosité, nous nous devons d’être prudents sur la destination de nos dons. 

Le roi de Krindjabo, capitale du royaume du Sanwi, dans le Sud-Est de la Côte d'Ivoire, va faire un don pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui vient de brûler. Il explique ce geste par le fait que Louis Aniaba, un prince du royaume, y avait été baptisé dans les années 1700. Doit-on pleurer ou se réjouir de l'initiative de ce roi ivoirien ? Car au-delà de la personne de ce roi, la question se pose à l'ensemble des Africains qui envoient des milliers de témoignages (de toutes natures), dans les réseaux sociaux, pour signifier leur émotion, mais, une émotion qu'ils se gardent de faire preuve quand un pays africain est affecté par un sinistre similaire. Ils restent, tout simplement, motus et bouche cousue. La bêtise ?

L'association SOS Méditerranée a appelé, lundi, 15 avril, les futurs députés européens à défendre les sauvetages de migrants en mer au nom des «valeurs fondamentales de l'Europe», quelques jours après la polémique sur la «complicité» entre ONG et passeurs. Honneur à cette association qui dit des choses fortes et sensées dans un contexte européen où le fait de le dire, rend impopulaire.

Le succès de l'offensive du maréchal, Khalifa Haftar, en Libye --avec le soutien des Saoudiens, des Emiratis et des Egyptiens-- dépendra plus de sa capacité à retourner des milices locales que de la puissance de feu de ses troupes, estiment des analystes. En effet, il fait l'unanimité contre lui à Tripoli où les milices d'habitude rivales ont accepté de combattre ensemble pour le bouter hors des faubourg de Tripoli.

Le refus de la présidence à vie peut, aussi, avoir des conséquences néfastes dans la vie du parti au pouvoir. C'est ce qui arrive à Nidaa Tounès où la succession n'a pas été, clairement, établie et acceptée par tous. En effet, le parti du président tunisien, Beji Caïd Essebsi, est secoué par des conflits internes, dus au fait que le président, au regard de son âge, a refusé, de son propre chef, de se représenter. Conséquence, Nidaa Tounès est dans la tourmente après l'élection de deux directions rivales, qui clament, chacune, leur légitimité, alors que le président de la République, resté silencieux, semble, complètement, dépassé par les événements.

N’Djamena a abrité ce samedi, 13 avril, une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens  (CEN-SAD). Après l'assassinat du fondateur de la CEN-SAD, Mu'ammar al Kadhafi, par une coalition occidentale emmenée par l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, l'organisation est restée six ans sans tenir un Sommet. Pressé par l'instabilité qui commence à l'accabler et qui arrive des frontières libyenne et du Soudan, le président tchadien s'est vite emparé du dossier CEN-SAD qu'il veut réanimer dans un contexte où la disparition de l'ex-Guide libyen a entraîné des foyers de djihadisme dans tout le Sahel et au-delà.

Les chefs de la contestation au Soudan ont présenté (une première liste de) leurs demandes au nouveau pouvoir militaire. Entre autres exigences, ils réclament la formation d'un gouvernement civil, ce qui a, d'ores et déjà été accepté, mais aussi, la justice pour tous les massacres perpétrés sous le régime du général, Omar el-Béchir. Cette dernière doléance risque de compliquer la situation car, en fait, c'est toute l'armée et l'ensemble des services de renseignement, qui sont comptables des tueries massives, qui ont provoqué la convocation du président déchu à la Cour pénale internationale (CPI). Et Béchir n'était pas seul. Comme quoi, la révolution qui démarre au Soudan, est appelée à faire écrire de nouvelles pages dans l'histoire du pays. Il faudra juste suivre.

Des magistrats, maillon important de l'organisation des scrutins en Algérie, ont annoncé, samedi, 13 avril, à Alger, qu'ils allaient boycotter la supervision de l'élection présidentielle du 4 juillet, en soutien au mouvement de contestation. C'est une première pas seulement en Algérie, mais, dans toute l'Afrique. Le « Printemps arabe » prend, vraiment, de l'ampleur et une proportion insoupçonnée dans le Nord de l'Afrique, la révolte venant des corps jusque-là dociles. C'est par exemple l'armée au Soudan.

Le président, Cyril Ramaphosa, a beau promettre le grand ménage, rien n'y fait. A moins d'un mois des élections générales en Afrique du Sud, les scandales de corruption n'en finissent pas de pourrir la campagne de son parti, le Congrès national africain (ANC). Cette fois, c'est au tour du secrétaire général du parti, Ace Magashule, d'être éclaboussé.

Le ministre soudanais de la Défense, Aouad Ibn Aouf, n'aura tenu qu'à peine une journée. Contraint forcé par la rue, il a, lui aussi, annoncé sa démission comme chef du Conseil militaire de transition, vendredi, 12 avril, dans la soirée. Les événements se bousculent, donc, au Soudan où on ne sait pas combien de temps durera le nouveau venu, le général, Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane, un ancien illustre (moins connu) de la scène militaire soudanaise.

Le général, Awad Ibn Ouf, nouvel homme fort du Soudan, a eu la lourde responsabilité d'annoncer la chute du régime du général, Omar el-Béchir, jeudi, 11 avril, à la télévision d'Etat. Tonnerre de protestations de la rue quand il a déclaré une transition de deux ans dirigée par un collège de militaires supervisé par sa modeste personne. Face à cette hostilité inattendue des manifestants, le lieutenant-général va tenter d'apaiser la contestation qui secoue le pays depuis près de quatre mois, et qui n'est pas prête de cesser malgré l'appel au calme venu des pays voisins et de l'Union africaine qui va réunir incessamment son Conseil de paix et de sécurité. Alliés occidentaux inattendus, seuls les Etats-Unis n'ont pas (explicitement) condamné ce putsch (car c'en est un) laissant la possibilité à la nouvelle équipe de manoeuvrer sans trop de pression. Mais qui cet inconnu qui prend la direction du très compliqué Soudan ?

Le gouvernement qui se profile à l'horizon en Israël, ainsi que, l'initiative diplomatique américaine qui s'annonce en parallèle n'augurent rien de bon pour la cause historique palestinienne d'un Etat indépendant. Après avoir remporté les législatives de mardi, 9 avril, Benjamin Netanyahu devrait être chargé de former le prochain gouvernement israélien. Prochainement pourrait aussi être présentée la proposition attendue depuis des mois de la part de l'administration Trump, grande alliée de M. Netanyahu, pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Alors, en Israël et dans certaines chancelleries occidentales, notamment, on retient son souffle, quand on connaît le parti pris de Donald Trump sur cette question.

Le Bénin, laboratoire de la démocratie du Golfe de Guinée, est-il en panne sèche de démocratie ? Après la tenue de la toute première conférence nationale souveraine organisée en février 1990, à Cotonou, et qui avait réuni toutes les forces vives de la nation, le Bénin va organiser des élections législatives comme au temps du parti unique, le PRPB, de Mathieu Kérékou, c'est-à-dire, sans l'opposition. Les torts sont certainement partagés, l'opposition n'étant pas exempte de tout reproche. Cela dit, on regardera, beaucoup plus, du côté du pouvoir politique qui contrôle l'actuelle majorité au parlement pour savoir pourquoi des mesures n'ont pas été prises pour empêcher une situation qui est loin d'honorer le Bénin. Et qui à coup sûr va engendrer des troubles dans le pays.

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, a accepté de quitter le pouvoir, contraint forcé par la rue, qui, ces derniers jours et heures, a pu rallier les forces de défense et de sécurité du pays. Le désormais ancien président (en attendant l'officialisation de la transition) en aurait, déjà, informé ses principaux alliés au Caire, et à Riyad, notamment. Mais à l'Union africaine, à Addis Abeba, où il comptait ses principaux soutiens qui avaient barré la voie à la Cour pénale internationale (CPI) qui souhaitait l'entendre, aucune nouvelle.

L'enquête sur l'attentat contre le président rwandais, Juvénal Habyarimana, épisode déclencheur du génocide de 1994, peut-elle une nouvelle fois être relancée ? C'est l'espoir de l'avocat de plusieurs parties civiles qui se tourne, désormais, vers le Mécanisme de l’ONU pour les Tribunaux pénaux internationaux (MTPI) pour tenter d'obtenir de nouvelles pièces. Paul Kagame est en colère par cette nème ouverture de procédure qui va l'empêcher, à coup sûr, de dormir sur ses deux oreilles. Car, cette fois, les parties civiles sont convaincues que les nouvelles pièces apportées au dossier vont faire changer les décisions passées, parfois, prises de façon curieuse.

Une foule déterminée de Soudanais continue ce mercredi, 10 avril, pour la 5e journée consécutive, de défier le régime du général, Omar el-Béchir, devant le QG de l'armée, dont les intentions restent incertaines dans le rapport de force entre pouvoir et manifestants. La police, elle, a, d'ores et déjà, lâché le président Béchir. Elle assure l'ordre en protégeant les manifestants. Ces derniers sont encouragés par les succès obtenus par la rue algérienne, qui a fini par avoir le départ du président, Abdelaziz Bouteflika. Pourquoi ce qui s'est passé en Algérie n'arriverait-il pas au Soudan où Omar el-Béchir bien que général de son armée, commence, lui aussi, à être lâché par une partie de la grande famille de la défense et de la sécurité ?

Franchement, c'est une vraie bonne fausse mesure. C'est comme si pour soigner la fièvre, on s'en prenait au thermomètre. Expulse-t-on ce directeur de l'AFP parce qu'il s'adonnait à des pratiques extra-journalistiques ? Si oui qu'on le dise clairement et qu'on le démontre. L'expulse-t-on parce qu'on considère que ses papiers mettent de l'huile sur le feu au regard de la situation qui prévaut dans le pays ? On peut penser qu'il s'agit là d'un des griefs qui lui sont reprochés. Mais ici, la réponse est simple car avec les réseaux sociaux et internet, l'AFP n'a pas (plus) le monopole de l'information. Ce que ce directeur de l'AFP ne va pas dire parce qu'on l'a expulsé, plein d'autres médias en ligne ou non le diront exactement, ou mieux, avec plus de virulence encore. Alors question : pourquoi l'expulse-t-on véritablement car cette décision est tout simplement stupide ? Le pouvoir algérien (ou ce qui en reste) n'est plus à une contradiction près.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 9 avril, à l'unanimité, une déclaration établissant des critères vers une possible levée, d'ici la fin de l'année, de l'embargo sur les armes imposé au Centrafrique depuis 2013. C'est une bonne nouvelle pour ce pays. Mais, sans se cacher la face, la Russie, grâce à sa forte implication dans la résolution de la crise centrafricaine, cs derniers mois, a beaucoup aidé pour faire fléchir la position de certains membres permanents du Conseil de sécurité, comme les Etats-Unis, qui, jusqu'à il y a peu de temps encore, ne voulaient pas entendre parler de la levée de cet embargo.

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