Politique

Le dictateur a porté, samedi, 19 août, à la tête de la très monocolore Assemblée nationale, un fidèle parmi les fidèles, Isidore Mvouba. Elu du département du Pool où il conteste la popularité aux deux rejetons de Bernard Kolelas, celui qu'on appelle « Le Chinois » fait partie des dirigeants qui aident à la consolidation de la dictature de Sassou-Nguesso, depuis des lustres, sans toutefois, être très controversé comme peuvent l'être les membres du clan présidentiel. A l'heure de la négociation d'un programme avec le Fonds monétaire international, Isidore Mvouba sera sollicité chaque fois (et cela risque d'être trop souvent le cas) qu'il faudra aller au front pour éteindre les incendies. Il sera, avant tout, un homme de missions.

Le couple présidentiel du Zimbabwe est, de retour, à Harare, ce dimanche, 20 août, matin, en provenance d'Afrique du Sud. Les Zimbabwéens et les Sud-Africains vont, enfin, s'occuper d'autre chose que de cette malheureuse agression dont le mannequin sud-africain, Gabriella Engels, a été l'objet de la part de la première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, et qui tendait à devenir un fonds de commerce pour l'opposition sud-africaine et quelques avocats d'affaire de ce pays.

Le président, Muhammadu Buhari, est rentré, samedi, 19 août, au Nigeria, après avoir passé trois mois, à Londres, pour un traitement médical dont la nature est restée secrète. Lundi matin, il s'adressera à la nation dans une allocution radio-télévisée.

Le président, Robert Mugabe, se rend-il, encore bien, compte de ce qu'il fait ? On peut, sérieusement, en douter. Le 21 février, jour de son anniversaire, sera, désormais, férié au Zimbabwe. Explication : honorer celui qui dirige le pays, avec intelligence, pugnacité et passion, depuis 1980. On se croirait en Corée du Nord où seul le culte d'une personnalité excessive peut conduire à de telles aberrations. Camarade Bob (qui mérite une certaine vénération de la part des Africains au regard de son combat pour libérer, non seulement, le Zimbabwe, mais aussi, l'Afrique du Sud (raciste), n'accepte-t-il pas qu'on en fasse un peu trop sur son nom ?

Très très mauvaise nouvelle pour le Burkina Faso. Son président de l’Assemblée nationale et chef du parti au pouvoir (le MPP), Salifou Diallo, est décédé, ce samedi, 19 août, à Paris, à (seulement) 60 ans. Ce malheur survient après la tuerie djihadiste, de dimanche, 13 août, qui a causé 18 morts. Le gouvernement burkinabè, qui donne cette information, n'a pas précisé les circonstances du décès.

Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a, vivement, dénoncé, jeudi, 17 août, à l'ONU, la récente interdiction faite aux ONG de patrouiller au large de la Libye pour secourir des migrants, interdiction qui contrevient, scandaleusement, au droit international, en la matière. D'autre part, il s'agit d'un cas patent de « non-assistance à personnes en danger » condamnable par tout tribunal italien (ou européen) et contrevenant aux dispositions (de base) de la Convention des Nations-Unies sur les droits de l'homme.

Le président rwandais, Paul Kagame, a été investi, ce vendredi, 18 août, pour un troisième mandat de sept ans, en présence de 19 chefs d’Etat africains au stade national de Kigali, après avoir remporté les élections du 4 août avec près de 99% des voix.

On commence à se demander (à Paris et dans d'autres capitales occidentales) si c'est le Jean Ping qui fut le très fidèle et efficace chef de la diplomatie de feu le patriarche Ondimba ? Si c'est ce Jean Ping qui présida, admirablement, la 59e Assemblée Générale des Nations-Unies en 2004-2005 avec un savoir-faire indéniable ? Si c'est le même Jean Ping qui officia à la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) pendant quatre ans, prêchant, partout, la tolérance, la paix, la modération, oeuvrant, sans cesse, pour le dialogue entre frères et sœurs d'Afrique, comme moyen (unique) de règlement des conflits ? Est-ce le même Jean Ping qui veut, aujourd'hui, mettre le feu dans son pays, le Gabon ?

C'est le sentiment d'un travail bien fait et d'un dernier mandat à la tête de l'Etat bien exécuté malgré la grave crise économique et financière qui sévit dans tous les pays pétroliers. Voilà ce que le président angolais sortant, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, a affirmé, mercredi, 16 août, alors qu'il prenait la parole à l'occasion de la dernière réunion du Conseil des ministres. Un départ (volontaire) du pouvoir qui ne fait pas l'affaire de tous ses homologues de la sous-région. Surtout, les mauvais gestionnaires qui confisquent le pouvoir après avoir mis l'économie de leur pays par terre.

La victime présumée de l'épouse du président zimbabwéen, Robert Mugabe, soupçonnée de coups et blessures en Afrique du Sud, s'est vu offrir de l'argent pour "classer l'affaire", a affirmé, ce jeudi, 17 août, l'avocat de la jeune femme. Cela aurait fait du beurre dans les épinards de Gabriella Engels sauf que la famille de la jeune femme a considéré que c'était une insulte. Du coup, l'affaire se corse pour Camarade Bob qui vient d'arriver, lui-même, en Afrique du Sud.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

Le président, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin, mardi, 15 août, aux fonctions du premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et nommé pour le remplacer Ahmed Ouyahia, jusqu'ici, chef de cabinet du chef de l'Etat, qui dirigera le gouvernement pour la quatrième fois depuis 1995.

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, a connu quelques soucis à Johannesburg où elle se trouvait en fin de semaine dernière. Accusée d'avoir, violemment, agressé la voisine de sa chambre d'hôtel qui a porté plainte pour coups et blessures, elle a préféré quitter, précipitamment, l'Afrique du Sud, malgré le fait que, porteuse d'un passeport diplomatique et épouse de chef d'Etat, elle ne risquait, absolument, rien, quant à sa sécurité qui était assurée par les services de l'Etat.

Le Congo-Brazzaville fête, ce mardi, 15 août, le 57e anniversaire de son indépendance, à Brazzaville. Un défilé sobre, sans excès, à l'image des caisses publiques de l'Etat. Pour la première fois, depuis de très très longues années, le défilé a eu lieu sans la présence d'au moins, un chef d'Etat étranger. Aux côtés du couple présidentiel, il n'y avait que le président du sénat, le président de l'Assemblée nationale et le premier ministre chef du gouvernement. C'est vraiment la preuve que le Congo-Brazzaville est en « faillite ».

L'attaque "terroriste", dimanche, 13 août, soir, au Burkina Faso qui a fait, au moins, 18 morts "montre l'importance de rendre opérationnelle" la force des pays du G5 Sahel, a déclaré, lundi, 14 août, le président en exercice de l'Union africaine (UA) et président guinéen, Alpha Condé.

Après avoir mis le bordel en Libye, pays qui vivait, paisiblement, sous la dictature éclairée du colonel Kadhafi, les Occidentaux peinent, aujourd'hui, à y réinstaurer la paix. Chaque faction libyenne se fait manipuler, plus ou moins, par son mentor. Placé à Tripoli de façon fantoche par les Nations-Unies, le premier ministre, Fayez al-Sarraj, est réputé être l'homme des Occidentaux (à qui il ne sait pas dire Non). A l'Est, le maréchal Haftar dont les intentions sont, encore, floues, composent avec des puissances sous-régionales dont l'Egypte qui dispose d'une force militaire non négligeable. Il entretient, aussi, de très bonnes relations avec Moscou, qui fait attention à ne pas se faire enrôler par les Nations-Unies (les yeux fermés) et se retrouver, d'une manière ou d'une autre, à soutenir le gouvernement pro-occidental de Tripoli dirigé par Sarraj, l'ennemi de Haftar. En tournée à Moscou, ce lundi, 14 août, le maréchal Haftar a obtenu ce qu'il cherchait, à savoir, le soutien du gouvernement russe dans les futurs pourparlers inter-libyens. Il est à noter que dans ce processus difficile, point de place notable pour la « médiation » de l'Union africaine, conduite par le dictateur congolais, Sassou-Nguesso.

Ami politique d'André Okombi Salissa, candidat à l'élection présidentielle de mars 2016, Jacques Banangazala aurait été ministre si Okombi avait été élu président de la République. Sassou-Nguesso qui s'est déclaré gagnant de cette élection avec seulement 8% des voix, avait très mal pris qu'Okombi se présente contre lui, après avoir été 15 ans sous ses ordres comme son ministre. Résultat, Okombi a été jeté en prison, mais aussi, les principaux responsables de son équipe de campagne dont Jacques Banangazala qui la dirigeait dans le département de la Cuvette-Ouest dont il est originaire. Emprisonné dans une cellule infestée de cafards et de rats, il ne manque que des serpents pour lui régler son compte, sauf, si sa pneumonie qu'il a chopée en cellule (avec un risque de contamination d'autres prisonniers) ne l'emporte avant. Informé de la situation, Sassou n'aurait rien voulu savoir. Les amis de Jacques Banangazala ont peur qu'il ne finisse comme un certain Marcel Ntsourou, ancien colonel de son état, tué par le dictateur, après qu'il lui eut rendu beaucoup de bons et de loyaux services, parfois, contre ses propres parents.

Afriqueeducation.com a horreur d'informer sur le djihadisme et la façon dont il frappe les populations. Votre site quotidien passe, volontairement, sous silence les forfaits de Boko Haram, d'AQMI, d'Al Qaïda, des Shebabs, et autres, pour ne pas leur faire de la publicité gratuitement. Au Burkina Faso où ces terroristes ont frappé, dimanche, 13 août, soir, et ce pour la deuxième fois, en l'espace d'un an, on compte, hélas, déjà, 18 morts et plusieurs blessés. Des personnes sans problème qui prenaient du bon temps au Café-Restaurant Aziz Istanbul, (avenue Kwame N'Krumah), en plein centre de Ouagadougou. Où est la liberté si on ne peut même plus boire une bière, tranquillement, sans être emmerdé par les djihadistes ? Plus que jamais, le terrorisme est une plaie à éradiquer, en Afrique, par tous les moyens, y compris, ceux condamnés par Amnesty International et d'autres organisations internationales des droits de l'homme, dont on se demande, parfois, pour qui ces organisations roulent exactement.

Après une longue journée d'attente, la commission électorale kényane a proclamé, vendredi, 11 août, le président sortant vainqueur de l'élection du 8 août. Uhuru Kenyatta a obtenu 54,27% des voix contre 44,74% à son principal opposant Raila Odinga. « Pas question, c'est Raila qui est gagnant », répond le camp d'Odinga, qui reste silencieux. Déjà une centaine de morts, au moins, selon l'opposition. Une douzaine selon la presse.

Un accord sur le rapatriement à haut risque du corps de l'opposant congolais, Etienne Tshisekedi, décédé, à Bruxelles, le 1er février, vient d'être trouvé entre le pouvoir, sa famille et son parti. Est-ce le début de la fin de ce feuilleton ? Si tout va bien, le doyen sera enterré début septembre à N'Sele, à 80 kilomètres de Kin la Belle. Un futur lieu de pèlerinage pour les militants de l'UDPS et de l'opposition.