Politique

Dans un décret signé, lundi, 24 juillet, par Ingénieur, José Eduardo dos Santos, président de la République d'Angola, Joao Manuel Gonçalves Lourenço est déchargé de sa fonction de ministre de la Défense, pour se consacrer, entièrement, à sa campagne des législatives dont le mandat de député lui permettra de devenir président de la République en tant que candidat du MPLA. De même, Bornito de Sousa Baltazar Diogo, quitte le ministère de l'Administration du territoire pour la même raison car il est le futur vice-président de la République. L'Angola donne la preuve de la stabilité de ses institutions alors qu'il n'y a pas dix jours, certains médias occidentaux annonçaient que le président était dans un coma irréversible dans une structure hospitalière en Espagne. Une désinformation que votre site quotidien, www.afriqueeducation.com avait, vivement, dénoncée.

La justice nigériane a abandonné les charges contre un homme qui avait nommé son chien, Muhammadu Buhari, du nom du président du Nigeria, actuellement, en « séjour médical », depuis deux mois et demi, à Londres.

Trois casques bleus marocains viennent d'être, sciemment, tués par les rebelles en l'espace d'une semaine, à Bangassou, sans compter les blessés. C'est inhabituel pour un contingent dit de paix d'être, ainsi, ciblé. Pourquoi le contingent marocain présent dans la ville de Bangassou est-il, autant, indexé par le groupe armé des Anti-Balaka ? Pourquoi l'évêque de la ville souhaite son départ ? Décidément, le retour de la paix en Centrafrique sera une œuvre de très longue haleine, les problèmes existant, partout, même là où on ne les imagine pas.

Candidat malheureux à l'élection présidentielle d'août 2016, Jean Ping a-t-il décidé de mettre le feu au Gabon à son retour, ce mardi, 25 juillet, soir, à Libreville ? Cette question mérite d'être posée car les faits parlent d'eux-mêmes avec la rumeur selon laquelle Jean Ping sera installé par la foule, ce soir, au Palais du Bord de Mer. Mais, il n'aura pas carte blanche pour créer le désordre. Car d'ores et déjà se dresse devant lui, Lambert-Noël Matha, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, qui invite, le plus tranquillement du monde, les Gabonais à ne pas suivre de tels mots d'ordre et à rester chez eux.

Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela a eu gain de cause. Sans même attendre la décision de la justice, qui n'avait pas, encore, été saisie (mais qui allait l'être), l'éditeur du livre controversé sur la fin de vie de Nelson Mandela a préféré arrêter la polémique, en retirant, purement et simplement, le livre de la vente. Une très sage décision qui fait que l'honneur de Madiba reste sauf !

Voilà enfin un bon diplomate (français). Pas parce qu'il pleure à l'idée de quitter son poste, mais, parce qu'il aimait, réellement, son travail au Togo qu'il va devoir abandonner. C'est cela l'amour et l'attachement à un pays qu'on a servi pendant trois ans. Honneur à Marc Fonbaustier, ambassadeur de France, en fin de mission au Togo, qui n'a pas caché, les larmes aux yeux, qu'il était mécontent de laisser ce pays qu'il a appris à aimer de toutes ses forces pendant sa mission. Ils ne sont plus nombreux, ce genre d'ambassadeurs de France en Afrique, qui donnent, encore, une certaine place, à l'amour, aux sentiments, et l'affichent sans se soucier des qu'en dira-t-on. Bravo à cette France en voie de disparition.

Le dictateur parvient toujours à ses fins. Après avoir modifié la constitution en octobre 2015, comme il le souhaitait, il a obtenu son élection, lors de la présidentielle de mars 2016, dès le premier tour, en proclamant les résultats à 2 heures du matin, après avoir pris le soin de mettre 5.000 militaires dans Brazzaville, dans tous les coins de rue. Le 16 juillet 2017, le hold up de la présidentielle a été consacré par une victoire à la soviétique qui s'annonce aux législatives. Il a tout, Sassou-Nguesso, sauf, la paix intérieure, sauf la paix tout court car le Pool brûle !
Mais, il faut dire la vérité à l'opposition congolaise : chaque pays a les dirigeants qu'il mérite. Les Congolais, contrairement, aux Burkinabé, attendent la libération de leur pays par (François Hollande hier) et par Emmanuel Macron aujourd'hui. D'autre part, c'est le pays où chaque opposant croit être le meilleur pour devenir président de la République. Cherchez la raison de la longévité de Sassou : elle est là. Ce dernier ne le sait que trop bien au point qu'il n'existe pas un seul dirigeant français digne de ce nom, qui ne fasse pas ami ami avec lui. Il a tout le monde dans sa main. Dès lors, que faire, que dire, sinon, de pester loin du Congo, comme cet opposant dont nous publions le texte.

Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a offert un chèque de 60.000 dollars à sa belle-soeur comme cadeau d'anniversaire. C'est une somme, suffisamment, élevée pour être signalée, surtout, dans un pays en crise comme le Zimbabwe. Agé de 93 ans, le président de la République estime qu'il a, suffisamment, travaillé, dans sa vie pour faire de telles largesses à des proches qu'il chérit. Cette somme d'argent fait, néanmoins, polémique à cause des pénuries de liquidités, particulièrement, prononcées que connaît le système bancaire national.

L'initiative ne doit pas prêter à sourire. Elle vient du président en exercice de l'Union africaine, le Guinéen, Alpha Condé, qui s'est souvenu que « Baba Go Slow » (Muhammadu Buhari) avait dû, pour cause de maladie, reporter sa visite officielle, en Guinée, en mars dernier. Depuis, son état de santé ne s'est pas beaucoup amélioré puisqu'il suit, toujours, un traitement, à Londres, où il est parti se soigner depuis plus de deux mois.

Est-ce de la rigolade ? L'opposition, qui étale, au vu et au su de tous, sa stratégie pour faire partir Joseph Kabila du pouvoir. Devrait-on en rire ? Soyons sérieux un instant en empruntant le langage de Wole Soyinka ou plutôt en le paraphrasant : Un tigre proclame-t-il sa tigritude ? Il attrape sa proie et la dévore le tout simplement du monde. Mais, comme il n'en est pas ainsi au Congo démocratique, pour les besoins d'information et de simple analyse (purement intellectuelle) qui n'a rien à voir avec le réalisme qui fait défaut aux politiques RDCongolais de l'opposition, nous vous livrons in extenso ce fameux plan de l'opposition rdcongolaise concocté pour chasser le petit dictateur du pouvoir.

La diplomatie économique de Faure Gnassingbé vient de poser ses valises, à Lisbonne, au Portugal. Son ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l'Intégration africaine, le professeur, Robert Dussey, et son homologue portugais, Augusto Santos Silva, ont démarré un partenariat qui se veut, d'ores et déjà, ambitieux. Pour preuve, le lancement d'une liaison aérienne entre Lomé et Lisbonne à raison de 4 vols (pas moins) par semaine, pour répondre aux besoins de cette nouvelle dynamique.

Il s'agit de préserver le mythe qui a entouré Nelson Mandela. C'est le combat qu'entend mener, Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela dont le médecin personnel livre des détails croustillants de sa fin de vie dans un livre paru à l'occasion de sa date d'anniversaire. Graça, qui n'avait pas été informée du projet, est tombée dans une colère noire, et a, immédiatement, pris contact avec son avocat pour préparer, rapidement, une plainte. Va-t-on vers la suspension du livre ou de la suppression des passages portant sur des secrets sur le grand homme parus dans le livre ?

Un an après la disparition du journaliste, Jean Bigirimana, on est en droit de se poser des questions et exiger des autorités qu'elles publient les résultats de l'enquête promise dès août 2016. Sinon, le pouvoir du président, Pierre Nkurunziza, aura à répondre, tôt ou tard, de cette disparition qui s'apparente à un assassinat pur et simple d'un confrère qui ne faisait que son travail de journaliste, et qui a été, barbarement, décapité par les services de renseignement du régime.

Qui est contre le départ volontaire du président angolais, José Eduardo dos Santos, du pouvoir, comme il l'a indiqué l'année dernière ? Visiblement, beaucoup de monde, surtout, parmi les très nombreux chefs d'Etat d'Afrique du Centre, de l'Est et australe, qui veulent, tous, mourir au pouvoir. Depuis qu'il a maintenu son départ de la tête de l'Etat et désigné son successeur à qui il apporte tout son soutien, que de rumeurs malveillantes sur sa personne. Parti début juillet en Espagne pour un check up médical de routine, certains médias ont, abusivement, annoncé qu'il était dans le coma, presque, irréversible. Cette information était pourtant fausse. Pour preuve, c'est en sautant sur ses deux pieds qu'il a regagné la capitale angolaise, aux côtés de la première dame, Ana Paula dos Santos, mercredi, 19 juillet, devant les youyous des Angolais, qui vouent une véritable culte à leur (bien aimé) président.

Emmanuel Macron n'est pas François Hollande : il n'a pas d'état d'âme et s'attaque à tout ce qui gangrène le bon fonctionnement de l'Etat. Y compris les tabous qu'on a peur de bousculer. Après avoir obtenu les pleins pouvoirs des électeurs français qui savent qu'après avoir renvoyé Nicolas Sarkozy et François Hollande, au bout de cinq années seulement, Emmanuel Macron est la dernière chance pour le pays : où ça passe ou ça casse. Pour l'heure, il avance sans qu'on puisse savoir s'il réussira ou non. L'armée n'est qu'un des multiples écueils dans la tâche titanesque qui attend le (très) jeune et ambitieux président.

Pendant que les délégations d'athlètes devant participer aux 8e Jeux de la Francophonie, posaient leurs valises, mercredi, 19 juillet, soir, dans des hôtels dédiés, des tirs nourris venant de l'Ecole de police se faisaient entendre. La poudrière de cette vénérable institution de formation a presque été, totalement, dévalisée par des militaires cagoulés venus d'ailleurs, tandis que des véhicules de passants ont été emportés et ce, dans une peur panique totale qui s'était emparée des habitants de ce secteur d'Abidjan (Cocody). Ces tirs nourris, dans les environs de 22 heures (Heure GMT et heure d'Abidjan) n'étaient pas seulement une façon de dire « Bienvenue » à Hamed Bakayoko, qu'Alassane Ouattara venait de nommer, avec les pleins pouvoirs, au ministère de la Défense pour contrer l'influence de Guillaume Soro dans les casernes. Ils étaient, aussi, une façon de rappeler au chef de l'Etat qu'il n'aura pas le sommeil léger tant qu'il ne respectera pas ses engagements (financiers) pris pendant la rébellion.

Hier Burkinabé, né comme tel et travailleur comme tel jusqu'à son arrivée à Abidjan comme « premier ministre » de Félix Houphouët-Boigny avec pour tâche de redresser l'économie du pays, Alassane Ouattara est, aujourd'hui, à Ouagadougou, pour participer au Sommet Côte d'Ivoire/Burkina Faso, non pas comme président du Burkina Faso mais comme président de Côte d'Ivoire. Car entre temps, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, celle qui a permis de prendre la Côte d'Ivoire en otage. Notre propos n'est ni d'encourager, ni de féliciter, ni de condamner, cette métamorphose, mais seulement, de rappeler un fait historique que doivent connaître les Africains.

Ce qui devait arriver est en train de l'être. L'affaiblissement de l'Etat islamique (EI) auquel Boko Haram a fait allégeance, est planétaire. Partout où il est implanté, en Irak, en Syrie et même en Libye, l'EI ne devient que l'ombre de lui-même. Il subit défaite sur défaite et abandonne tout derrière lui, dans la fuite. Pouvait-il en être autrement de ses démembrements comme Boko Haram qui risque de subir le même sort, celui de sa future et totale liquidation, ce qui le pousse, sans doute, par anticipation, aujourd'hui, à négocier par dignitaires kanouri interposés.

A cette allure où l'Union européenne (UE) prend des mesures anti-immigration les unes plus inapplicables que les autres, ne va-t-elle pas interdire, bientôt, aux migrants africains de respirer l'air en provenance des côtes européennes ? En effet, après avoir, vainement, cherché à ériger des barrières sur la Méditerranée en investissant des centaines de millions d'euros dans différents dispositifs de surveillance, les pays de l'UE, toute honte bue, se sont dotés, ce lundi, 17 juillet, de nouvelles règles pour pouvoir empêcher l'exportation vers la Libye de canots gonflables et de moteurs hors-bord utilisés par les migrants, qui cherchent à rejoindre l'Europe par la Méditerranée. L'adoption de cette mesure plus que ridicule, voire, même anecdotique, montre que l'Europe perd le Sud et ne sait, réellement, plus sur quel pied danser, ni à quel sait se vouer.

Qu'on se rassure, Emmanuel Macron n'est pas Nicolas Sarkozy. Les Africains ne tarderont pas à le savoir et à s'en convaincre. Mais, c'est vrai qu'il va vite en besogne avec des déclarations à l'emporte-pièce, qui provoquent, parfois, de la gêne dans son propre camp. Est-ce une forme de jeunesse politique ? Après l'épopée des « kwassa-kwassa » avec les Comores, voici venu le problème « civilisationnel » de l'Afrique qui fait que ses femmes additionnent, facilement, 7 à 9 enfants qu'elles seraient incapables d'éduquer correctement. Si ces déclarations étaient à refaire, le grand chef de l'Elysée redirait-il, exactement, la même chose ? On en doute.