Politique

L'ancien président gambien, Yahya Jammeh, a une imagination féconde. En quittant la Gambie, il avait réussi à brouiller les cartes en emportant, dans un avion cargo affrété par le président, Idriss Déby Itno, deux ou trois véhicules de luxe pour ses besoins en Guinée équatoriale. Le reste de son parc (composé de plusieurs dizaines de véhicules) n'a été cédé à personne ni vendu. Il a pris le soin de le dissimuler, ni vu ni connu, en pleine forêt, près de Kanilaï, à un endroit qui était, totalement, insoupçonnable. Sacré Yahya ! Pour son malheur, Adama Barrow a mis le grappin dessus.

Contrairement à ce qui se passe pour ce genre de rencontre, on ne sait pas encore sur quoi va exactement déboucher le prochain Sommet du G5 du Sahel prévu, à Bamako, le 2 juillet et auquel prendra part le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron. Le côté financement de cette Force coince à cause des Américains qui considèrent l'Afrique comme un continent où il n'y a que des coups à prendre. Pour préparer ce Sommet, Paris essaie de se concerter, en amont, avec Alger, la véritable force militaire de cette sous-région. Mais comme toujours, rien n'est facile avec les Algériens, surtout, quand ils ont en face d'eux, les anciens colonisateurs français.

Il n'y a qu'à écouter le tumultueux, Donald Trump, pour savoir que l'Afrique est à la marge de la stratégie diplomatique des nouveaux venus de l'administration américaine. Pourtant, le secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, a invité le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, à une séance de travail, à deux, à Washington. On a besoin de dire : bizarre bizarre... De quoi peut-il être question ?

L’association "Survie" vient de déposer plainte contre X, avec constitution de partie civile, pour "complicité de génocide et complicité de crimes contre l’Humanité". Cette plainte vient d’être déposée auprès du doyen des juges du tribunal de grande instance de Paris. Elle vise, particulièrement, les "responsables politiques et militaires français" en fonction pendant le génocide au Rwanda, en 1994.

Trois associations ont déposé plainte contre la banque française, BNP Paribas, pour "complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre" dans le génocide rwandais, selon les informations recueillies par franceinfo et "Le Monde".

La lutte contre la secte terroriste, Boko Haram, est une œuvre de longue haleine. Sauf que le gouvernement nigérian a, déjà, à plusieurs reprises, annoncé sa « mort ». Mais, la secte est, toujours, là. Moins pugnace, comme avant, car elle est, rigoureusement, incapable de déployer des moyens militaires d'une armée moderne comme c'était le cas jusqu'à début 2016. Mais, elle s'est orientée vers des attentats-suicide, qui ont fini par créer une véritable psychose au sein des populations.

Le régime de Pierre Nkurunziza, bien que hors la loi par la façon dont il s'est maintenu au pouvoir, a bravé toutes les réticences du Conseil de sécurité, de l'Union africaine et de l'Union européenne. Les réticences de tout le monde, et surtout, de ses voisins qui se bornent à le regarder faire. Il se maintient, par la seule force des armes, malgré sa mise au régime sec du fait de la suspension des coopérations (dont celle de l'Union européenne) qui le faisaient, décemment, vivre. Contraint à la « (sous)vivance », le pouvoir du président, Pierre Nkurunziza (qui se dit pasteur), a, aussi, récusé les précédents envoyés spéciaux que les Nations-Unies avaient mis à sa disposition, pour essayer de le sortir de cette mauvaise passe. Le dernier en date, l'ancien président de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, s'y essaie, à Bujumbura, depuis, mardi, 27 juin, sur un terrain, résolument, glissant.

Fondé par l'ancienne première dame, Rosine Vieyra Soglo, l'épouse de l'ancien président, Nicéphore Dieudonné Soglo, le parti, Renaissance du Bénin, n'est plus présidé par leur fils aîné, Léhady Vinagnon Soglo. Ecarté de la présidence, le 21 mai, par le Bureau national du parti, le fils Soglo a, définitivement, été remplacé, dimanche, 25 juin, à Abomey, par l'ancien garde des Sceaux et ancien président de la Cour suprême, Abraham Zinzindohoué. Les Soglo ne l'entendent pas de cette oreille. Père du Bénin moderne, celui de l'ère post-Conférence nationale, Nicéphore Soglo est une voix qui compte au Bénin, pour avoir réussi à mettre le pays sur la voie de sa transformation socio-économique, après l'aventure calamiteuse du marxisme-léninisme, qui l'avait plongé dans la faillite. Pendant la présidentielle de 2016, le fils et actuel maire de Cotonou, Léhady Soglo, n'avait pas soutenu le même candidat que ses parents, ce dernier ayant jeté son dévolu sur Lionel Zinsou, à l'époque, premier ministre du Bénin et candidat du président, Yayi Boni, que Rosine Soglo avait taxé de « Franco-Béninois », avant de préciser : « Un Blanc ne viendra pas diriger le Bénin ». Pour beaucoup, Léhady paie ce choix non concerté pendant la présidentielle.

Malade et absent de son pays depuis des semaines, le président nigérian, Muhammadu Buhari, a envoyé un message vocal pour souhaiter à ses compatriotes une joyeuse Aïd El-Fitr, qui marque, ce lundi, 26 juin, la fin du ramadan au Nigeria.

C'est une accusation passible de Cour pénale internationale (CPI), et de surcroît, quand elle émane du bras armé de la France contre le djihadisme en Afrique : le général-président du Tchad, Idriss Déby Itno. C'est vrai que Déby n'a pas accusé, nommément, la France, en indiquant, clairement, son nom, mais, on n'a pas besoin de faire la faculté de droit de l'Université de N'Djamena, pour savoir qui est visé dans le propos présidentiel. Il s'agit bien de François Hollande. Voilà donc que l'homme qui voulait être plus blanc que la neige de Corrèze, commence à être rattrapé par son passé calamiteux (africain) à l'Elysée.

Les lauréats du Prix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 2017 de l'Unesco, s'appellent, Giuseppina Nicolini, l'ancienne maire de Lampedusa, et les co-fondateurs de l'association SOS Méditerranée. Le Prix va leur être alloué, en présence du président, Alassane Ouattara et du protecteur du Prix et ancien président, Henri Konan Bédié. La cérémonie sera présidée, pour la dernière fois, par la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, en poste jusqu'à la fin de cette année.

C'est une véritable terreur que la diaspora gabonaise a décidé de semer dans les pays occidentaux. Tout dignitaire du régime ou apparenté à celui-ci subit ses foudres dès qu'il est détecté. Le mois dernier, à New York, les collaborateurs directs du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, ont subi la loi du « milieu gabonais » alors que le président participait à une conférence aux Nations-Unies sur l'environnement. L'hôtel qui les abritait a même dû faire appel à des renforts pour sécuriser les lieux. Samedi, 24 juin, à Paris, point d'officiels cette fois-ci. Les personnes prises pour cible, sur la terrasse d'un café-restaurant du très chic boulevard Haussmann, n'avaient pas un ordre de mission du gouvernement. Elles étaient là, envoyées par leur entreprise. Mais cela ne les a pas épargnées de la violente agression dont elles ont fait l'objet, laquelle a, immédiatement, entraîné une vigoureuse condamnation du nouvel ambassadeur du Gabon en France. Ce dernier annonce, d'ailleurs qu'il va, soutenir l'action de ses deux compatriotes, qui est en train d'être entreprise auprès de la justice française.

L'Aïd el-Fitr marquant la fin du jeûne du ramadan a lieu, depuis, ce dimanche, 25 juin, à la soirée du lundi 26 juin, selon une décision prise par l'Union musulmane du Togo (UMT), qui est l'organe compétent qui régit la foi islamique au Togo aux côtés de l'Etat et des pouvoirs publics. A cette occasion, le président, Faure Gnassingbé, qui est chrétien, a envoyé des messages de solidarité et de fraternité à tous ses amis et homologues musulmans avec lesquels le Togo entretient de bonnes relations.

Le Qatar a été, fortement, indexé, d'abord, par Donald Trump, puis, par l'Arabie Saoudite et par plusieurs pays arabes dont les Emirats arabes, Barheïn et l'Egypte, de financer les Frères musulmans, l'Etat islamique, Al-Qaïda, et autres, qui sont en train de mettre, à travers, leurs actes de terrorisme, de guerre et de barbarie généralisée, le monde entier sens dessus-dessous. Pour montrer sa volonté de mettre fin à cette activité déstabilisatrice, le Qatar, à la demande de l'Arabie Saoudite, doit prendre 13 mesures fortes ci-dessous, sous 10 jours, sinon, le conflit gravirait une étape supérieure.

Jusqu'à ce jour, les anciens chefs d'Etat bénéficiaient de privilèges diplomatiques pour leurs voyages privés en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Ce ne sera plus le cas. A cause de certain abus.

Ces cérémonies de purification se tiendront, du 3 au 9 juillet 2017, à travers des cérémonies religieuses programmées sur toute l'étendue du territoire national. « Les cérémonies de purification constituent une activité ponctuelle et une initiative qui entre dans le cadre des actes symboliques », énonce le gouvernement dans un communiqué. Les indemnisations des victimes commenceront au même moment.

« La paix c'est préférer les bulletins de vote aux balles, les arguments aux armes, la démocratie à la violence », a déclaré, vendredi, 23 juin, le président colombien, Juan Manuel Santos, dans un discours de grande portée, prononcé devant les ambassadeurs des Etats membres auprès de l'Unesco, et de nombreuses autres personnalités. Des vérités qui ont dû déranger.

Alassane Ouattara est en train de mener la Côte d'Ivoire vers l'abîme. C'est une certitude. Il tient le volant d'une voiture qu'il ne maîtrise plus. Loin de là. A cause de son absence de vision, la réconciliation nationale a foutu le camp. Ses principaux lieutenants d'hier et d'aujourd'hui, vont bientôt se tirer dessus. Aujourd'hui, c'est déjà la guerre froide entre eux. Aujourd'hui, Guillaume Soro est celui qui est le plus en perte de vitesse, celui qui crie sur tous les toits pour réclamer la réconciliation. Est-il sincère avec lui-même ou le fait-il pour dénoncer à sa manière les choix actuels de Ouattara ? Le pardon et la réconciliation seront (résolument) en panne en Côte d'Ivoire aussi longtemps que la vérité et la justice seront mises de côté ; ils resteront une illusion tant que certains (on les connaît) se serviront de cette noble cause pour atteindre des objectifs personnels.

C'est une mort que l'Afrique doit, absolument, pleurer. Nous devrions avoir du respect pour cet ancien président de la République parce qu'il est mort, non pas dans une luxueuse clinique de Londres ou de la banlieue de New York, mais, dans une clinique de Gaborone, la capitale de son pays. C'est une attitude que les Africains devraient cultiver chez leurs dirigeants.

Contre toute attente, Jacob Zuma a perdu son pari : la plus haute juridiction sud-africaine a autorisé, ce jeudi, 22 juin, un vote de défiance au Parlement, à bulletins secrets, plutôt qu'à main levée, contre le président, Jacob Zuma. Autrement dit, comme le leur avait demandé l'ancien président, Thabo Mbeki, les députés sud-africains de l'ANC, cette fois, pourront voter en leur âme et conscience, sans tenir compte des consignes de la direction du parti. Fragilisé depuis des mois par une série de scandales politico-financiers, Jacob Zuma est, clairement, sur le point de perdre le pouvoir, à l'issue de ce vote fatal.