Libye

Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a, vivement, dénoncé, jeudi, 17 août, à l'ONU, la récente interdiction faite aux ONG de patrouiller au large de la Libye pour secourir des migrants, interdiction qui contrevient, scandaleusement, au droit international, en la matière. D'autre part, il s'agit d'un cas patent de « non-assistance à personnes en danger » condamnable par tout tribunal italien (ou européen) et contrevenant aux dispositions (de base) de la Convention des Nations-Unies sur les droits de l'homme.

Après avoir mis le bordel en Libye, pays qui vivait, paisiblement, sous la dictature éclairée du colonel Kadhafi, les Occidentaux peinent, aujourd'hui, à y réinstaurer la paix. Chaque faction libyenne se fait manipuler, plus ou moins, par son mentor. Placé à Tripoli de façon fantoche par les Nations-Unies, le premier ministre, Fayez al-Sarraj, est réputé être l'homme des Occidentaux (à qui il ne sait pas dire Non). A l'Est, le maréchal Haftar dont les intentions sont, encore, floues, composent avec des puissances sous-régionales dont l'Egypte qui dispose d'une force militaire non négligeable. Il entretient, aussi, de très bonnes relations avec Moscou, qui fait attention à ne pas se faire enrôler par les Nations-Unies (les yeux fermés) et se retrouver, d'une manière ou d'une autre, à soutenir le gouvernement pro-occidental de Tripoli dirigé par Sarraj, l'ennemi de Haftar. En tournée à Moscou, ce lundi, 14 août, le maréchal Haftar a obtenu ce qu'il cherchait, à savoir, le soutien du gouvernement russe dans les futurs pourparlers inter-libyens. Il est à noter que dans ce processus difficile, point de place notable pour la « médiation » de l'Union africaine, conduite par le dictateur congolais, Sassou-Nguesso.

C'est un article du quotidien, Washington Times, du 8 août, qui l'affirme : « Hillary Clinton veut être un chef spirituel », prétend son pasteur, le révérend Bill Shillady. Après avoir trempé avec le président français, Nicolas Sarkozy, dans l'assassinat du guide libyen, Mu'ammar al Kadhafi, c'est, plutôt, une bonne nouvelle sous forme de repentance, ce beau dimanche, 13 août 2017. Qui l'eût cru ?

Le nouvel envoyé de l'ONU pour la Libye, le Libanais, Ghassan Salamé, a rencontré, vendredi, 28 juillet, le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, au siège de l'Organisation, à New York. La feuille de route qu'il compte appliquer, en Libye, a été exposée au secrétaire général de l'ONU.

A cette allure où l'Union européenne (UE) prend des mesures anti-immigration les unes plus inapplicables que les autres, ne va-t-elle pas interdire, bientôt, aux migrants africains de respirer l'air en provenance des côtes européennes ? En effet, après avoir, vainement, cherché à ériger des barrières sur la Méditerranée en investissant des centaines de millions d'euros dans différents dispositifs de surveillance, les pays de l'UE, toute honte bue, se sont dotés, ce lundi, 17 juillet, de nouvelles règles pour pouvoir empêcher l'exportation vers la Libye de canots gonflables et de moteurs hors-bord utilisés par les migrants, qui cherchent à rejoindre l'Europe par la Méditerranée. L'adoption de cette mesure plus que ridicule, voire, même anecdotique, montre que l'Europe perd le Sud et ne sait, réellement, plus sur quel pied danser, ni à quel sait se vouer.

La procureur de la CPI (Cour pénale internationale), Fatou Bensouda, n'a pas tardé à se manifester, après la libération de Seif al-Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dirigeant libyen, assassiné en octobre 2011. Alors que la CPI réclame son extradition depuis, au moins, 2012, l'ancien héritier libyen a disparu dans la nature, après sa libération, avec la complicité de certains groupes armés. La CPI n'a aucun moyen de mettre la main sur lui, sauf en demandant l'appui du gouvernement du premier ministre, Fayez el-Sarraj, reconnu par les Nations-Unies et la communauté internationale. Mais selon plusieurs sources, ce fameux gouvernement Sarraj n'arrive même pas à contrôler la totalité de la ville de Tripoli. Comment compter sur lui pour arrêter et extrader Seif al-Islam ?

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne, Fatou Bensouda, vient d'affirmer, devant le Conseil de sécurité, que son Bureau examinait « attentivement » la possibilité d'ouvrir une enquête sur les crimes perpétrés contre les 300 000 migrants qui vivraient en Libye, ce pays étant devenu, selon des sources crédibles, un véritable « marché » pour la traite des êtres humains (esclavage). Le représentant de la Libye a, lui, dénoncé la complaisance actuelle envers les trafiquants « au Nord comme au Sud de la mer Méditerranée ».

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, le chef du gouvernement d'union (GNA), Fayez al-Sarraj, et l'homme fort le maréchal Khalifa Haftar, se sont rencontrés, mardi, 2 mai, à Abou Dhabi, selon l'agence loyale aux autorités de l'Est libyen. Les deux négocient l'avenir de la Libye.

Des centaines de migrants le long des routes de migration en Afrique du Nord sont achetés et vendus sur des 'marchés d'esclaves' en Libye, ont déclaré des survivants à l'agence des Nations-Unies sur les migrations. Une révélation qui se passe de tout commentaire.

Le procès de Saïf al-Islam Kadhafi et de 36 autres dignitaires du régime du Colonel Mu'ammar Kadhafi n'a pas respecté les normes internationales en matière de procès équitable, selon un rapport de la Mission d'appui des Nations-Unies en Libye (MANUL) et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH). Pour ces deux organismes, la Cour pénale internationale (CPI) doit être saisie.

Un convoi du chef du gouvernement d'union nationale libyen (GNA), Fayez al-Sarraj, a essuyé, ce lundi, 20 février, des tirs, à Tripoli, selon les porte-parole du GNA et du Conseil d'Etat libyen.

Les chefs de la diplomatie tunisienne, algérienne et égyptienne se réuniront, dimanche, 19 février, à Tunis, pour discuter des moyens de mettre fin à la crise en Libye six ans après le début de la révolte dans ce pays.

Les mots ne pourraient pas bien qualifier la déception du nouveau secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, après l'affront que vient de lui faire subir Donald Trump, en mettant le veto des Etats-Unis à la nomination du Palestinien, Salam Fayyad, comme envoyé spécial des Nations-Unies en Libye.

On ne sait pas si Donald Trump va insuffler une politique, carrément, anti-arabe dans le monde. La façon dont il vient de bloquer la nomination du successeur de Martin Kobler, comme émissaire des Nations-Unies en Libye, peut le laisser penser. En effet, Palestinien et ancien premier ministre, Salam Fayyad a été récusé par Washington. Une décision qui crée un certain émoi aux Nations-Unies.

Il est "temps de fermer" la voie de passage des migrants clandestins entre la Libye et l'Italie et cet objectif est "à notre portée", a affirmé, jeudi, 2 février, le président du Conseil européen, Donald Tusk. Malheureusement, Donald Tusk a évité d'aborder les causes de cette immigration, à savoir, la pauvreté, mais aussi, la très mal-gouvernance des pays africains, parfois, encouragée par certaines capitales européennes.

Décidément, l'Egypte confirme son leadership (total) dans le dossier libyen, au nom du réalisme, de la connaissance du terrain, de la proximité et de l'efficacité militaro-diplomatique. Alors que le Congo-Brazzaville annonçait, il y a quelques jours, un Sommet sur le dossier libyen, à Brazzaville, en date du 25 janvier, l'Egypte qui s'est saisi de ce dossier, il y a quelques jours, seulement, annonce, de son côté, la tenue d'une rencontre au sommet entre les frères ennemis libyens, au Caire, à savoir, le premier ministre, Fayez al-Sarraj et le maréchal, Khalifa Haftar. Avant la tenue du Sommet de l'Union africaine à Addis Abeba ou juste après. C'est la preuve que le principal interlocuteur africain pour la Libye, est bien le maréchal président, Abdel Fattah al-Sissi, et non, le Congolais, Denis Sassou Nguesso.

En sa qualité de président du Comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la Libye, depuis le 9 novembre 2016, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, devrait être, logiquement, le « Monsieur Afrique » sur la question libyenne, ayant la capacité de discuter en tant que tel, devant les interlocuteurs occidentaux, impliqués, eux aussi, dans cette question libyenne. Cela ne sera pas le cas, l'Egypte s'octroyant de facto ce dossier pour cause de proximité avec la Libye et de meilleure compréhension de ce dossier plus que le lointain Congo-Brazzaville qui, décidément, veut être de toutes les médiations en Afrique, même quand il n'en a pas la capacité. Sassou-Nguesso a, d'ores et déjà, programmé un Sommet sur la Libye, le 25 janvier, à Brazzaville. Aura-t-il, encore, lieu ?

Après la défaite du groupe extrémiste, Etat islamique (EI), dans son fief libyen de Syrte, les principales factions rivales de la Libye se livrent une lutte d'influence sans merci, faisant planer la menace d'un conflit généralisé.

Un avion de ligne intérieure libyen vient d'être détourné vers Malte. Les terroristes menacent de le faire exploser.

L'Etat islamique (EI ou Daesh) s'affaiblit, partout, dans le monde : en Syrie, il a été chassé d'Alep, sa principale base de lutte ; en Irak, il est pourchassé jusqu'à ses moindres retranchements. En Libye où il avait tendance à se regrouper comme base arrière, il vient d'être délogé. De son côté, son démembrement en Afrique de l'Ouest et du Centre, Boko Haram, connaît déculottée sur déculottée. Son affaiblissement a encouragé le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, à rouvrir leurs frontières qui avaient été fermées du fait de ses attentats et tueries passés.