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Soudan

Les chefs de la contestation au Soudan ont présenté (une première liste de) leurs demandes au nouveau pouvoir militaire. Entre autres exigences, ils réclament la formation d'un gouvernement civil, ce qui a, d'ores et déjà été accepté, mais aussi, la justice pour tous les massacres perpétrés sous le régime du général, Omar el-Béchir. Cette dernière doléance risque de compliquer la situation car, en fait, c'est toute l'armée et l'ensemble des services de renseignement, qui sont comptables des tueries massives, qui ont provoqué la convocation du président déchu à la Cour pénale internationale (CPI). Et Béchir n'était pas seul. Comme quoi, la révolution qui démarre au Soudan, est appelée à faire écrire de nouvelles pages dans l'histoire du pays. Il faudra juste suivre.

Le ministre soudanais de la Défense, Aouad Ibn Aouf, n'aura tenu qu'à peine une journée. Contraint forcé par la rue, il a, lui aussi, annoncé sa démission comme chef du Conseil militaire de transition, vendredi, 12 avril, dans la soirée. Les événements se bousculent, donc, au Soudan où on ne sait pas combien de temps durera le nouveau venu, le général, Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane, un ancien illustre (moins connu) de la scène militaire soudanaise.

Le général, Awad Ibn Ouf, nouvel homme fort du Soudan, a eu la lourde responsabilité d'annoncer la chute du régime du général, Omar el-Béchir, jeudi, 11 avril, à la télévision d'Etat. Tonnerre de protestations de la rue quand il a déclaré une transition de deux ans dirigée par un collège de militaires supervisé par sa modeste personne. Face à cette hostilité inattendue des manifestants, le lieutenant-général va tenter d'apaiser la contestation qui secoue le pays depuis près de quatre mois, et qui n'est pas prête de cesser malgré l'appel au calme venu des pays voisins et de l'Union africaine qui va réunir incessamment son Conseil de paix et de sécurité. Alliés occidentaux inattendus, seuls les Etats-Unis n'ont pas (explicitement) condamné ce putsch (car c'en est un) laissant la possibilité à la nouvelle équipe de manoeuvrer sans trop de pression. Mais qui cet inconnu qui prend la direction du très compliqué Soudan ?

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, a accepté de quitter le pouvoir, contraint forcé par la rue, qui, ces derniers jours et heures, a pu rallier les forces de défense et de sécurité du pays. Le désormais ancien président (en attendant l'officialisation de la transition) en aurait, déjà, informé ses principaux alliés au Caire, et à Riyad, notamment. Mais à l'Union africaine, à Addis Abeba, où il comptait ses principaux soutiens qui avaient barré la voie à la Cour pénale internationale (CPI) qui souhaitait l'entendre, aucune nouvelle.

Une foule déterminée de Soudanais continue ce mercredi, 10 avril, pour la 5e journée consécutive, de défier le régime du général, Omar el-Béchir, devant le QG de l'armée, dont les intentions restent incertaines dans le rapport de force entre pouvoir et manifestants. La police, elle, a, d'ores et déjà, lâché le président Béchir. Elle assure l'ordre en protégeant les manifestants. Ces derniers sont encouragés par les succès obtenus par la rue algérienne, qui a fini par avoir le départ du président, Abdelaziz Bouteflika. Pourquoi ce qui s'est passé en Algérie n'arriverait-il pas au Soudan où Omar el-Béchir bien que général de son armée, commence, lui aussi, à être lâché par une partie de la grande famille de la défense et de la sécurité ?

Les organisateurs des manifestations antigouvernementales au Soudan ont annoncé, mercredi, 13 février, être déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu'au renversement du régime, excluant tout dialogue avec le président Omar el-Béchir.

Après un léger flottement au niveau des instances de décision de l'Union africaine (UA), Khartoum a, finalement, abrité, mardi, 5 février, la signature de l'accord de paix entre rebelles et pouvoir, comme c'était prévu dimanche. Principal protagoniste, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, y a participé, de même que son homologue soudanais, Omar el-Béchir. Etait absent, le président du Tchad, Idriss Déby Itno, qui, au même moment, participe, à Ouagadougou, à la 5e Conférence de la Force G5 Sahel, avec ses homologues du Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Mali.

Grand allié des Russes, ce qui chamboule les équilibres géo-stratégiques de la région, le président, Omar el-Béchir, a assuré, lundi, 14 janvier, que la contestation qui secoue le Soudan depuis près d'un mois ne parviendrait pas à bout du pouvoir qu'il exerce depuis près de trois décennies, lors d'un rassemblement de ses partisans au Darfour (Ouest). Le message est adressé, non seulement, à ses opposants de l'intérieur, mais surtout, à ceux qui les manipulent sur le plan international, à commencer, par ceux qui avaient imposé la partition (sans raison) du pays, à savoir, les Américains, très mécontents de l'arrivée des Russes dans la sous-région.

Né en 1944, à Hosh Bonnaga, Omar el-Béchir est le président de la République du Soudan. Militaire de formation, il a combattu aux côtés des Egyptiens, durant la guerre du Kippour, en 1973. Devenu colonel, il renverse le pouvoir en place en 1989, fait interdire tous les partis et instaure un nouveau code légal islamique. Il s'autoproclame président de la République, en 1993, avant de se faire élire en 1996, puis, en 2010. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre présumés au Darfour. C'est cet Omar el-Béchir qui est vivement contesté et qui risque de perdre le pouvoir si ces manifestations s'intensifient.

Ce n'est pas le genre de nouvelles qu'on annonce souvent. Après avoir bravé les sanctions et l'embargo des pays occidentaux sous couvert du Conseil de sécurité qui voulaient le faire emprisonner à la CPI (Cour pénale internationale), l'insaisissable président soudanais, Omar el-Béchir, se déploie, maintenant, sans crainte, dans les pays où il n'est pas persona non grata. C'est le cas de la Syrie dont les multiples tentatives d'assassinat de son chef d'Etat, Bachar al-Assad, par les grandes capitales occidentales (Washington, Paris, Londres pour ne citer que celles-là) ont toutes échoué, grâce à l'appui stratégique de la Russie et à l'aide non négligeable au niveau de la sous-région apportée par l'Iran et le Hezbollah. Pour une fois, les Africains ne sont pas restés inertes : l'Union africaine avait, officiellement, déclaré de nul effet les résolutions tendant à le condamner et demandé à tous les pays africains de lui réserver un bon accueil chaque fois qu'il décidait de se rendre dans un pays du continent. Voilà qui est clair.

Les Etats-Unis ont réaffirmé mardi, 13 novembre, qu'ils étaient prêts à retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Pourtant, doublement, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), le président du Soudan, le général, Omar el-Béchir, est resté égal à lui-même. Pourquoi les Etats-Unis sont-ils obligés de changer de fusil d'épaule ? Pour certains observateurs, l'Iran détient quelques clés de réponse. Mais aussi le Soudan du Sud.

Le général-président n'est guère usé par la fonction. Toujours prêt à servir, son parti l'a désigné candidat à la présidentielle de 2020 pour un troisième mandat, malgré les restrictions stipulées dans la Constitution. Personne ne jettera la pierre à Omar el-Béchir. Il s'inscrit dans une tradition africaine de la conservation du pouvoir qui anime les dirigeants de ce continent où on aime le pouvoir pour le pouvoir.

Vive un monde multipolaire dans lequel on ne dépend pas de l'Occident pieds et poings liés. Si cela ne dépendait que de Washington et du monde occidental, le Soudan aurait été renvoyé paître d'autant plus que son président, le général, Omar el-Béchir, est, doublement, inculpé par la CPI (Cour pénale internationale). Il serait voué aux gémonies. Heureusement que Washington n'est pas la seule capitale à guider le monde, avec ses satellites, Londres, Paris, Tokyo, Berlin, Ottawa, Rome, etc. Aujourd'hui, on peut, valablement, se passer de ces capitales et coopérer avec des pays émergents comme la Chine, la Russie, et beaucoup d'autres. Voilà qui sauve Omar el-Béchir dont le sort aurait été, déjà, scellé si les seuls pays occidentaux régentaient le monde. Le Soudan, grâce à l'appui de la Russie, va jusqu'à envisager la construction d'une centrale nucléaire, ce qui aurait pu être impossible avec un pays de l'Ouest.

L'Union africaine (UA) a, toujours, été claire sur le sujet : la CPI (Cour pénale internationale) a son utilité en tant que juridiction internationale, mais, elle reste très sectaire dans le choix des personnes à inculper et en ce qui concerne l'enrôlement des affaires. Depuis la création de ce tribunal, il n'y a que les Africains qui y défilent. Sont-ils les seuls malfaiteurs de la terre ? Du coup, le consensus n'a pas été difficile à se dégager à l'UA pour soutenir le président soudanais Omar el-Béchir. Ce soutien a même été étendu au niveau de la Ligue arabe et de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) où on n'est pas loin de penser qu'au niveau de la CPI, on pratique une politique du deux poids deux mesures.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, a assuré, jeudi, 23 novembre, au cours d'une rencontre avec le président russe, Vladimir Poutine, que le Soudan avait besoin d'être protégé contre les "actes agressifs" des Etats-Unis, malgré la levée récente de l'embargo américain imposé pendant 20 ans à son pays.

Khartoum a exprimé, ce mardi, 7 mars, "son mécontentement" après la signature par le président américain, Donald Trump, de la nouvelle version du décret interdisant pendant 90 jours, l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans, dont le Soudan.

Le Comité du patrimoine mondial, dont la 40e session s'est tenue, du 10 au 17 juillet, à Istanbul (Turquie), a inscrit huit nouveaux sites dont deux sites africains : un site transnational (Kazakhstan/Kirghizistan/Ouzbékistan) et des sites au Canada, en Chine, en Iran, en Iraq, au Mexique, au Soudan et au Tchad.

Le président soudanais, Omar Al Béchir, a annoncé qu'il quittera le pouvoir en 2020. Il jure, au nom d'Allah, qu'il ne briguera pas un autre mandat à la fin de sa présidence en cours.

Un accord de principe sur le montant de la redevance que paie le Soudan du Sud au Soudan pour l'utilisation de ses oléoducs a été conclu par les ministres du Pétrole des deux pays, après plusieurs mois de mésentente cordiale. L'accord a été facilité par l'état actuel des cours.

Le processus de paix au Darfour demeure incertain alors que des confrontations militaires ont repris, sur le terrain, et que d'importants mouvements armés et partis d'opposition continuent de boycotter le dialogue national, selon une analyse pessimiste du secrétaire général-adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, le Français, Hervé Ladsous.

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