L’ex-président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a quitté Dakar de façon discrète pour se diriger vers Brazzaville, dans la nuit de vendredi à samedi, 29 novembre. Il voulait bien résider à Dakar, qui n’est pas loin de Bissau, mais, le chef du gouvernement du Sénégal, Ousmane Sonko, ne semblait pas être de cet avis, surtout, qu’il l’a accusé d’avoir tenté de saboter l’issue de l’élection présidentielle avant de jeter l’éponge. Le Sénégal n’était donc pas prêt à accueillir un tel « démocrate » sur son sol. D’où un départ assez précipité vers la lointaine Afrique centrale.
L’ancien président bissau-guinéen est arrivé à Brazzaville à bord d’un avion spécialement affrété par la présidence congolaise. L’ancien narco-président est entre de bonnes mains, celles de celui qu’il appelle affectueusement « papa », c’est-à-dire, Denis Sassou-Nguesso (sur notre photo, Umaro Sissoco Embalo est chaleureusement accueilli lors d’un séjour en janvier 2020 au Congo-Brazzaville où il connaît presque tous les membres de la famille présidentielle). C’est donc des retrouvailles familiales dans la mesure il a voyagé en compagnie de pas moins d’une douzaine de personnes, dont des membres de sa famille et de son cercle proche. Il a pris le soin d’embarquer ses deux épouses, Dinisia Reis Embalo, et la Guinéenne, Tiguy Camara, que la presse bissau-guinéenne qualifie parfois de capricieuse. Des caprices qui ne déplaisent pas à Umaro l’amoureux…
La Guinée-Bissau, située entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’état et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La proclamation des résultats électoraux y a souvent donné lieu à des contestations.
Ce pays très pauvre de 2,2 millions d’habitants est affecté par des problèmes de corruption et est réputé être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.





