COUP DE FORCE AU VENEZUELA : Les impérialistes ne respectent que la force

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Ce que le Venezuela vient de subir, ni la Corée du Nord, ni l’Inde, ni le Pakistan, ni la Chine, ni la Russie, ne peut le subir. Car ces pays sont militairement forts.

Les barbares, qui se moquent du droit international et de la morale, ne respectent que la force. La déclaration d’Emmanuel Macron, président de la France, pays des droits de l’homme, sur le soutien affiché à ce coup d’état, a de quoi surprendre. Il a carrément mis le droit international entre parenthèses : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple », a tweeté le locataire de l’Elysée dans la soirée du samedi 3 janvier.

Avec de tels propos, on mesure l’urgence et l’utilité pour les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et les pays africains de se doter coûte que coûte d’une force militaire comparable à celle de la Corée du Nord (sur notre photo, Kim Jong-un vient de superviser le test d’un « lance-missiles multiple » capable d’atteindre les Etats-Unis), de l’Inde, du Pakistan, de la Chine, de la Russie, au lieu de s’indigner et de pleurnicher.

De la réaction de la Russie et de la Chine à cet acte inacceptable dépend leur crédibilité.

De ces deux pays, nous attendons des actes et non des discours.

La facilité avec laquelle Nicolas Maduro a été kidnappé prouve qu’il y avait des traîtres et des corrompus dans son entourage. Ces traîtres et complices des impérialistes, qui ne pensent qu’à leurs petits intérêts, ne doivent bénéficier d’aucune pitié.

Le Pakistan, puissance nucléaire, sait aussi bomber le torse devant Donald Trump.

Ahmed Sékou Touré, le premier président guinéen, aurait été vite renversé et assassiné s’il n’avait pas été ferme avec eux.

Les dirigeants de l’AES devraient s’inspirer de son exemple. Les collabos, tous les collabos des impérialistes, méritent d’être châtiés sévèrement. La révolution doit commencer par là.

Jean-Claude Djéréké

est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis)

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