Quand un Etat cache ses dettes mais ignore sa jeunesse, il trahit son avenir. Aujourd’hui, des milliers de jeunes Sénégalais – diplômés, artisans, entrepreneurs – se battent pour des opportunités qui leur sont refusées. Pourtant, du 31 octobre au 13 novembre 2026, Dakar accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse, un événement historique pour l’Afrique et une vitrine exceptionnelle pour le Sénégal. Mais une question doit interpeller : Comment concilier la fierté de ces Jeux avec la réalité quotidienne de tant de jeunes laissés pour compte ? Comment expliquer que des milliards soient investis dans un événement international tandis que des milliers de jeunes peinent toujours à trouver un emploi ou un avenir, chez eux, au Sénégal ?
Les révélations récentes sur la dette cachée ne font qu’aggraver ce sentiment d’injustice. Alors que le Sénégal se prépare à accueillir le monde, des jeunes diplômés errent sans travail, des entrepreneurs manquent cruellement de soutien, et des talents s’exilent par manque de perspectives. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) devraient être un catalyseur pour toute une génération, pas seulement, pour les athlètes, mais, pour tous ceux qui rêvent de construire leur avenir ici, au Sénégal. Pourtant, aujourd’hui, l’opacité des finances publiques et le manque de priorités claires prive cette jeunesse des opportunités qu’elle mérite (sur notre photo, Macky Sall, l’homme de la dette cachée et de la banqueroute sénégalaise).
Pour transformer cette énergie en avenir durable, des solutions concrètes existent. Il faut créer des partenariats solides entre le secteur public, le privé et les institutions de formation, pour offrir des stages rémunérés et des programmes d’insertion professionnelle adaptés aux réalités du marché. Il faut aussi mettre en place des fonds transparents et accessibles pour soutenir l’entrepreneuriat jeune, avec un accompagnement renforcé pour transformer les idées en entreprises viables. Investissons massivement dans les secteurs porteurs d’emplois locaux, comme l’agriculture moderne, les énergies renouvelables, et l’artisanat où les jeunes peuvent innover et créer de la richesse. Les JOJ nous rappellent que le Sénégal regorge de talents : Et si nous mettions cette même énergie à créer des emplois et des opportunités pour tous, bien au-delà des compétitions sportives ?
Enfin, impliquons les jeunes eux-mêmes dans la co-construction des solutions, via des plateformes citoyennes où leurs voix seront entendues et leurs propositions prises en compte. Les Jeux approchent, mais, c’est aujourd’hui qu’il faut agir. Aux jeunes, je dis : Votre énergie, votre créativité et votre détermination sont des forces inestimables. Organisez-vous, portez vos revendications, et rejoignez les initiatives qui défendent vos droits. Aux dirigeants, je rappelle : Vous avez une responsabilité historique. Les JOJ seront une vitrine, mais, c’est dans l’action quotidienne que se joue l’avenir. Agissez maintenant, avec transparence et courage, pour offrir à cette jeunesse les opportunités qu’elle mérite.

Le Sénégal de demain se construit aujourd’hui, avec sa jeunesse. Ne la laissons pas sur le bord du chemin. Donnons-lui les outils, la confiance, et les opportunités qu’elle mérite. Car un pays qui investit dans ses jeunes investit dans son avenir. Et ça, aucun emprunt caché, aucune manœuvre opaque ne pourra le remplacer. Ensemble, faisons de cette crise une opportunité pour bâtir un Sénégal où chaque jeune a sa place, où chaque talent est valorisé, et où l’espoir l’emporte sur la résignation.
Le chemin est encore long, mais, chaque pas compte. Marchons ensemble, avec détermination et solidarité, pour un avenir où la jeunesse sénégalaise sera enfin au cœur de notre développement.
Samba Kara NDIAYE
Président du Parti NADEMS





