IMMIGRATION : Un juge fait mordre la poussière à Donald Trump

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Alors qu’il dit vouloir redonner sa force de première puissance mondiale aux Etats-Unis, Donald Trump, depuis son accession à la Maison Blanche, ne fait qu’affaiblir son pays. Après son succès au Venezuela où il s’est permis d’aller kidnapper un président, démocratiquement, élu, ainsi que, son épouse, pour les faire juger aux Etats-Unis parce qu’il les accuserait d’être dans le narco-trafic, ce succès lui est monté à la tête pour s’attaquer à l’Iran qui est un morceau d’un autre calibre que le Venezuela. Résultat, il a, lamentablement, échoué à changer le régime iranien comme il l’annonçait, donnant, au contraire, la possibilité aux radicaux du régime d’accéder aux commandes de l’Etat. D’autre part, il est, totalement, incapable de récupérer les 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, comme il prévoyait de le faire avec son allié israélien. Plus grave, encore, il assiste, comme tout le monde, au blocage du Détroit d’Ormuz par les Iraniens alors qu’avant son attaque injustifiée de l’Iran, avec l’allié israélien, ce détroit était libre de passage et de droit, dans le cadre d’un commerce international qui s’effectuait dans de très bonnes conditions. La défaite attendue de l’Iran, qui n’a pas lieu, et au contraire, qui a eu des effets contraires, lui a permis de bloquer ce détroit où il astreint un péage aux bateaux qui veulent l’emprunter. Sous le regard d’un Donald Trump impuissant, qui est dépassé par les événements, et dont l’action montre que les Etats-Unis, bien que superpuissance mondiale, sont de plus en plus perçus comme vulnérables à plus des égards (comme la Russie aussi montre son impuissance face à l’Ukraine). C’est pendant ces multiples déboires qu’un juge fédéral est venu mettre du sien en déclarant illégal le visa à 100.000 dollars imposé par Donald Trump pour les travailleurs de la tech. Une mesure que Trump présentait comme géniale dans la mesure où il dit être le président qui, non seulement, redonne sa grandeur aux Etats-Unis (après le passage calamiteux de Joe Biden à la Maison Blanche) mais, qui permet de donner la priorité aux travailleurs américains. Cela dit, il dit tout et son contraire.

Le président américain avait annoncé, en septembre, cette mesure portant sur les visas H-1B, qui permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises de venir travailler aux Etats-Unis, comme une mesure qui allait remplir les caisses de l’Etat.

Résultat, un juge fédéral américain a annulé, lundi, 8 juin, la décision du président, Donald Trump, d’imposer ces frais de 100.000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique. Donald Trump avait annoncé cette mesure portant sur les visas H-1B, qui permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et développeurs informatiques entre autres) de venir travailler aux Etats-Unis.

Dans ses contradictions dont lui seul en a le secret, Donald Trump scelle ici l’accord avec le premier ministre indien avant d’élever le montant du visa pour remplir les caisses de l’Etat.

Un juge fédéral de Boston (Nord-Est) a conclu que ces frais constituaient une taxe, relevant des pouvoirs du Congrès et non du gouvernement, et étaient, par conséquent, illégaux. Il donne ainsi raison à une vingtaine d’Etats qui contestent ces frais. Mais, sa décision va à rebours de celle prise en décembre par une juge de Washington, la capitale, concluant que le président était habilité à imposer de tels frais.

Cette juge avait ainsi débouté la Chambre de commerce des Etats-Unis et l’Association des universités américaines (AAU), qui ont fait appel. L’Inde, dont les ressortissants détiennent près des trois quarts des visas H-1B délivrés, chaque année, et les entreprises de haute technologie potentiellement concernées, ont exprimé leurs inquiétudes face à cette mesure. Ces permis de travail sont d’une période initiale de trois ans, prolongeable à six ans. Voilà donc un président qui veut redonner la grandeur aux Etats-Unis mais qui empêche les majors ainsi que les universités d’accéder à la matière grise étrangère. Un paradoxe que Trump seul comprend.

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