FRANCE : Vers une discrimination négative pour « certains » étudiants étrangers (surtout africains)

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Les caisses de l’Etat français se vident, ce qui le pousse à prendre des mesures parfois qui font mal pour y faire face. Les étudiants étrangers en France vont, bientôt, en payer le prix fort. C’est un choix assumé du gouvernement dont la conséquence inévitable est la baisse progressive et attendue du rayonnement de la France dans le monde.

Le décret est paru, dimanche, 28 juin, au Journal officiel : A partir du 1er juillet, les étudiants non européens et non boursiers ne pourront plus bénéficier des APL (Aides personnalisées au logement). « La mesure est dénoncée par les associations d’accès au logement et les organisations étudiantes, dont certaines désapprouvent l’instauration d’une « préférence nationale » ». Ce n’est pas tout : Le 22 juin dernier, était publié un autre décret prévoyant « Le rehaussement et l’indexation du niveau des ressources financières minimales dont le ressortissant de pays tiers doit justifier disposer pour être admis au séjour sur le territoire français pour un motif d’études ». Bref, la France se ferme, se barricade et prend des mesures qui vont à l’encontre de ses propres intérêts car ses étudiants africains et étrangers qui étudient en France, deviennent, très souvent, même inconsciemment, les meilleurs ambassadeurs de la France dans leurs pays. De 5e ou 6e pays plus riche de la planète, il y a quelques années, selon l’OCDE, la France, de nos jours, a dégringolé pour se retrouver 14e dans certains classements. Dans cette chute qu’on voyait venir, il y a que plusieurs pays africains commencent à se fermer à la France en ce sens que leurs matières premières et leurs ressources ne sont plus exploitées n’importe comment par l’Hexagone. Comme auparavant. Il y a là un manque à gagner (qui alimentait les caisses de l’Etat) qui n’est pas comblable. Mais de là, à tuer la poule aux œufs d’or en limitant l’entrée par des contraintes financières draconiennes des étudiants africains, il y a un pas que Paris ne devait pas franchir et qui va être franchi à partir du 1er juillet 2026.

Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste entre le marteau (des mesures énoncées mais critiquées) et l’enclume (d’une France à terme qui va perdre son éclat dans le monde surtout africain)

Dans son communiqué de presse d’octobre dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur expliquait que « cette mesure ciblée ne concernera que 3 % des 3 millions d’étudiants en France, et permettra de mieux flécher les moyens vers les publics réellement fragiles ». Le ministère ajoutait que « les étudiants boursiers, quelle que soit leur nationalité, ainsi que, l’ensemble des étudiants originaires de l’Union européenne, resteront pleinement éligibles à l’APL».

Dommage que les 3% dont parle le ministère de l’Enseignement supérieur, ciblent, spécialement, les étudiants africains non boursiers et fragiles économiquement, dont les parents s’endettent pour leur faire suivre un cursus digne de ce nom, en France, et qui, généralement, n’existe pas encore dans leurs pays. La solidarité francophone est en train de foutre le camp !

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