ALGERIE : Le président Abdelaziz Bouteflika de retour de Genève en pleine forme

Date

La santé du président, Abdelaziz Bouteflika, n’est pas un sujet de polémique en Algérie. On sait qu’il est, physiquement, diminué, mais continue de remplir sa fonction, après avoir délégué beaucoup de prérogatives à son premier ministre. Il se déplace en fauteuil roulant et s’organise, actuellement, avec son parti, le FNL et les généraux de l’armée, pour se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

Affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral en 2013, Abdelaziz Bouteflika préfère se faire consulter à l’étranger, loin des hôpitaux de son pays qui disposent, parfois, d’un bon plateau technique, mais, où il n’est pas sûr qu’il ferait l’objet d’une totale confidentialité. Cette fois, il n’a pas choisi la France, mais, la Suisse d’où il est rentré, samedi, 1er septembre, après des « contrôles médicaux périodiques » à Genève, selon un communiqué la présidence de la République.

Agé de 81 ans, il avait quitté Alger, lundi, 27 août, afin de subir des examens médicaux en Suisse. Il n’a pas été précisé quel type d’examen il a subi ni dans quel hôpital il s’est rendu.

Hospitalisé 80 jours, à Paris, en 2013, après un AVC, il a effectué depuis plusieurs « contrôles médicaux périodiques » à Paris, Grenoble (Sud-Est de la France) ou Genève.

En prévision de l’élection présidentielle en avril 2019, son camp multiplie les appels à un 5e mandat de M. Bouteflika qui dirige l’Algérie depuis 1999. Si le chef de l’Etat n’a pas fait part de ses intentions, de nombreux observateurs estiment sa candidature hautement probable.

La santé du président algérien fait l’objet de multiples spéculations dans son pays. L’AVC dont il a été victime a affecté sa mobilité et son élocution. Ses apparitions – en fauteuil roulant – sont rares et il ne s’exprime plus en public.

M. Bouteflika a participé à deux événements publics, en avril et en mai derniers. Il est également apparu à la télévision nationale, le 5 juillet, jour de la fête nationale, à l’occasion d’un dépôt de gerbe à la mémoire des « martyrs » de la guerre d’indépendance.

Par ailleurs, il a rencontré en avril à Alger le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et le président turc Recep Tayyip Erdogan fin février (notre photo)..

Envie d’accéder aux contenus réservés aux abonnés ?

More
articles

×
×

Panier