ATTAQUE DE OUAGADOUGOU : Plusieurs interpellations de Nigériens et de Touareg depuis ce matin

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Quatre personnes qui ont conversé avec les djihadistes, selon une vidéo de surveillance de l’Hôtel Splendid, étaient entendus, mercredi, 20 janvier, dans le cadre de l’enquête sur l’attaque djihadiste, qui a fait 30 morts, vendredi, 15 janvier, à Ouagadougou, selon une source sécuritaire.

Par ailleurs, une autre source sécuritaire a fait état de l’interpellation de quatre Nigériens, dont un candidat à la présidentielle, et d’une quinzaine de membres de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA)du Mali.

« Dans la vidéo de l’Hôtel Splendid, quatre personnes étaient en échange avec les djihadistes. On les a identifiées et trouvées. Elles sont en train d’être interrogées », a indiqué cette source sécuritaire.
Aucun élément ne permet de dire si la conversation portait sur l’attaque.

Une autre source sécuritaire a indiqué que « 4 Nigériens dont le politicien » Adal Rhoubed, candidat à la présidentielle du 21 février au Niger qui se trouvait à l’Hôtel Splendid, lors de l’attaque, ont été interpellés « pour vérifications de leur identité ».

Président-fondateur d’un petit parti, le Mouvement démocratique pour le renouveau (MDR), M. Rhoubed, médecin d’origine touareg, est propriétaire d’une clinique, à Tahoua, dans l’Ouest du Niger. « Il séjournait à Ouagadougou dans le cadre de sa pré-campagne électorale pour notamment rencontrer la communauté nigérienne vivant au Burkina ainsi que des personnalités locales », selon ses proches à Niamey.

Il avait été exfiltré, samedi, 16 janvier, par les forces françaises de l’hôtel. Il avait, déjà, été interpellé, puis, libéré. Quinze membres du MNLA ont, aussi, été interpellés à travers le pays dont, Souleymane Aklinane, responsable du MNLA pour la province orientale du Gourma.

« Certains ont été libérés, d’autres non », selon cette source soulignant que M. Aklinane était, toujours, entendu.

Mossa Ag-Ataher, responsable du MLNA, à Ouagadougou, a assuré que son mouvement allait « collaborer avec les enquêteurs ».

Des interpellations étaient, aussi, en cours, au camp de réfugiés maliens de Mentao, près de Djibo, chef-lieu de la province du Soum où a été enlevé le couple australien.

Avec AFP

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