BURUNDI : Droit de vote suspendu aux Nations-Unies à cause d’un impayé de 1.360 dollars.

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Où est le président Pierre Nkurunziza ? Il ne s’est pas rendu au Sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba où le Burundi constitue le plat de résistance du menu des travaux des chefs d’Etat. Mais de cela, afriqueeducation.com vous avait parlé, ainsi que de sa peur d’être renversé par un coup d’état, déjà, tenté, en mai, sans succès (www.afriqueeducation.com du 28 janvier à 16h47).

Seulement, il y a plus grave : le Burundi vient d’être privé de vote aux Nations-Unies, pour non-paiement de cotisation de la somme de 1.360 dollars américains. La somme étant, plutôt, modique pour un Etat, on peut comprendre à quel point la descente aux enfers du Burundi est en train de se faire.

Il faut noter que le pays est, budgétairement, par terre à cause du fait que toutes les coopérations bilatérales et multilatérales (sauf celles ayant trait à la survie directe des personnes) ont été suspendues. Depuis, on broie du noir à Bujumbura.

Pour participer aux consultations, en décembre 2015, avec l’Union européenne, à Bruxelles, le Burundi avait demandé la prise en charge totale de sa délégation, faute de moyens.

Pour aller défendre ses positions, à Addis Abeba, lors du présent Sommet de l’Union africaine, le pouvoir a, tout simplement, vidé les fonds de caisse, parce qu’il s’agissait d’une question de vie ou de mort pour le régime, par rapport à son refus net et sans concession de l’envoi de la force de 5.000 hommes au Burundi. Il fallait que la délégation de Nkurunziza soit sur place, à Addis Abeba, pour le dire tout haut, devant tout le monde.

Pierre Nkurunziza (notre photo le montrant en train de trinquer) est dans une fuite en avant permanente. La voie qu’il emprunte avec son régime est sans issue. Il ne peut plus tenir pendant longtemps. Quand tombera-t-il ? Là est toute la question.

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