Le général-président, Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, depuis le dernier Sommet, vient de sanctionner un colonel de la police. Comme il se doit. Celui-ci a volé du riz qui était destiné à l’alimentation de la troupe. Un véritable crime de lèse-majesté quand on sait que le major, depuis le maquis, est un général qui ne badine pas avec la discipline.
Signé par le président de la République, le décret numéro 100/013 du 19 février 2026 porte révocation d’un officier supérieur de la police nationale du Burundi. En effet, l’article 1 dudit décret énonce que « Le colonel de police Nijimbere Gérard, OPN 0403, est révoqué de la Police nationale du Burundi pour vol du riz destiné à l’alimentation des troupes ». Avec effet immédiat (notre photo montre le major général Evariste Ndayishimiye qui est un militaire à poigne qui ne badine pas avec la discipline).
C’est une excellente décision du général-président qui devrait faire école dans les armées et la police des pays africains car l’officier supérieur ou général est un homme d’honneur dont le comportement, généralement, copié par le reste de la troupe, devrait, à tout temps, en tout lieu, être exemplaire à tout point de vue. La tenue militaire ou de la police qu’on porte est un uniforme sacré qui doit susciter, du respect, de l’ordre et de la discipline. Les brebis galeuses ne devraient pas avoir de place dans l’encadrement des armées et de la police en Afrique.

En sanctionnant ce colonel, du reste, délinquant de la pure espèce qui bafoue le sens de l’honneur de son uniforme pour détourner du riz destiné à l’alimentation des troupes, le général-président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, le major, Evariste Ndayishimiye, est sûr de tenir une armée et une police digne de ce nom, comme c’est le cas dans le Rwanda voisin, et contrairement, à ce qui se fait en République démocratique du Congo où les officiers supérieurs et généraux, n’ont, parfois, rien à envier sur le plan des déviances comportementales, à certains gangsters de bas quartiers de Kinshasa. Cela se ressent dans leur façon de combattre contre l’ennemi dans le Kivu où leurs défaites ressemblent carrément à des déconfitures. Et on se demande comment les dirigeants de la RDCongo n’arrivent pas à sortir de valeureux officiers, sous-officiers et hommes de troupe sur une population de 120 millions d’habitants pour tenir en respect un petit pays comme le Rwanda qui compte à peine 15 millions d’habitants et qui fait marcher avec une baguette magique tout un continent africain ? La réponse à cette question : l’absence d’une véritable discipline militaire est en partie à l’origine de cette fâcheuse situation. Autrement dit, le major, Evariste Ndayishimiye, ancien maquisard en chef de son état, connaît les (bonnes) méthodes pour tenir une armée droite. Comme son ennemi et voisin d’à côté, Paul Kagame, du Rwanda.






