CENTRAFRIQUE : LES MILICES (ONT-ELLES PERDU LA GUERRE) EN SE LANÇANT DANS L’UTILISATION DES MINES ANTIPERSONNEL ET DES EEI ?

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L’utilisation des mines antipersonnel et d’engins explosifs  improvisés (EEI) sont la manifestation d’un virage majeur  dans la stratégie des milices et, probablement, les premiers signes d’un affaiblissement de leur capacité d’intervention armée.

Les milices ont été surprises par la riposte en février 2021 de la MINUSCA, de la FACA, des soldats russes et des mercenaires de la société Wagner face à la menace de la Coalition des patriotes pour le changement en Centrafrique (regroupant les milices armées les plus déterminées ) qui menaçaient de marcher sur la capitale et de renverser le gouvernement en place.

Elles ont dû renoncer à ce projet insensé, abandonner des villes importantes sous la pression des soldats onusiens, centrafricains et russes, des mercenaires de Wagner et se replier dans leurs zones d’influence.

Elles recourent à la guérilla, à des escarmouches car un affrontement direct leur serait fatal.

C’est ainsi qu’elles cherchent à terroriser les populations en tuant des soldats onusiens, centrafricains et russes en usant de mines antipersonnel et d’EEI.

Il importe peu à ces groupes sans foi ni loi que les mines antipersonnel blessent et tuent des civils dont de nombreux enfants, des humanitaires, et soient interdites par la Convention d’Ottawa.

Les milices font plier le gouvernement centrafricain.

L’utilisation des mines antipersonnel et des EEI est l’arme des faibles, un aveu d’impuissance, même si les milices gardent une grande capacité de nuisance.

Les milices ont perdu la guerre. Il faut parvenir à les en convaincre et les contraindre de se rendre. 

Patrick David 

Docteur en droit 

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