ETATS-UNIS ET ISRAEL CONTRE IRAN : Une guerre qui a révélé les limites de la…puissance

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La confrontation entre les Etats-Unis et Israël d’une part et l’Iran, seul, d’autre part, a révélé plusieurs réalités amères : Les limites de la toute-puissance américaine, celles d’Israël, mais aussi, la fragilité des pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient face aux risques de déstabilisation régionale. Elle a, surtout, mis en lumière une vérité, désormais, incontournable : Aucune puissance, même dominante, ne semble, aujourd’hui, capable d’imposer, seule, un ordre stable sans s’exposer à de profondes vulnérabilités stratégiques.

Trois grandes puissances, trois fragilités majeures

En tout état de cause, trois grandes puissances apparaissent, aujourd’hui, confrontées, chacune, à son propre talon d’Achille : La Chine avec Taïwan, la Russie avec l’Ukraine et les Etats-Unis avec l’Iran. A cela s’ajoute un autre foyer explosif : La confrontation permanente entre Israël et le Hezbollah (sur notre photo, Trump chez Xi Jinping pour gérer l’escalade de la puissance entre les Etats-Unis et la Chine).

La Chine demeure obsédée par la question taïwanaise, considérée par Pékin comme une ligne rouge existentielle. La Russie, quant à elle, continue de subir l’usure politique, militaire et économique provoquée par la guerre en Ukraine. Enfin, pour Washington, l’Iran représente un défi stratégique durable, à la fois, à travers le dossier nucléaire, le contrôle du Détroit d’Ormuz et l’influence régionale exercée par Téhéran via ses alliés (proxys).

Trump : Retrait tactique ou repositionnement stratégique ?

Dès lors, une question demeure : Donald Trump cherche-t-il réellement à tourner la page de l’escalade militaire en privilégiant la négociation, quitte à revoir certains des objectifs initiaux de Washington concernant le nucléaire iranien ? Ou s’agit-il, plutôt, d’une pause tactique destinée à préparer une stratégie plus claire et plus efficace pour gérer ce dossier particulièrement complexe ?

Les hésitations américaines traduisent, peut-être, une réalité plus profonde : Les Etats-Unis, malgré leur puissance militaire, savent qu’un affrontement prolongé avec l’Iran pourrait embraser toute la région et produire des conséquences économiques mondiales difficilement maîtrisables.

Une économie mondiale sous tension permanente

Car l’économie du monde demeure largement tributaire de ces foyers de tension. La moindre escalade militaire entraîne des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les investissements et le coût de la vie des populations.

Quelques jours après la visite de Trump, Vladimir Poutine lui aussi à Pékin pour consolider les relations entre les deux pays.

Dans un monde déjà fragilisé par les crises successives, les rivalités géopolitiques entre grandes puissances ne concernent plus uniquement les États : Elles affectent directement les citoyens ordinaires de la planète.

Le peuple iranien, première victime

Accord ou non, une réalité tragique persiste : La population iranienne demeure la première victime de cette confrontation, prise en étau entre les tensions internationales, les sanctions économiques et l’emprise idéologique du régime des mollahs.

Au-delà des calculs stratégiques et des rapports de force, cette crise rappelle finalement une évidence souvent oubliée : Derrière chaque conflit géopolitique se joue, aussi, le destin de peuples entiers, condamnés à subir des décisions qui les dépassent.

 Dr Lahcen Benchama

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