FRANCE : Les lycéens et étudiants en veulent à Macron

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Cela fait plus d’un mois qu’ils sont dans la rue, avec des mots d’ordre que tout le monde, même le gouvernement, trouve légitimes : Baisse du niveau général des enseignements, manque des enseignants dans certaines classes d’examen (parfois, les élèves peuvent attendre qu’un professeur leur soit affecté et il ne vient pas, poussant les plus nantis d’entre eux à se payer des cours privés à domicile), salles de classe non chauffées pendant l’hiver et non climatisées pendant la canicule qui devient un sérieux problème avec le réchauffement climatique, salles de classe inondées quand il pleut, toilettes en piteux état, etc. Sans esprit de polémique, les lycéens ont raison sur toute la ligne.

Emmanuel Macron est accusé d’avoir tiers-mondisé le système éducatif, depuis presque dix ans qu’il est aux affaires. Avec lui, les choses sont allées de mal en pis. Il promet, après avoir reçu les représentants des lycéens, vendredi, 23 octobre, la « refonte » de Parcoursup (dont personne ne veut en France en dehors de quelques élites) et son remplacement en 2028, ont été actés. Malheureusement, il est tard. Les lycéens demandent qu’on mette 10 milliards d’euros sur la table pour faire face aux besoins. L’Etat, pour le monde, propose 4 milliards d’euros que les régions emprunteraient à taux 0 pour réhabiliter les établissements scolaires dont elles ont la charge. On est donc loin du compte mais la pression des lycéens commence à donner des résultats, et ils jurent qu’ils ne lâcheront rien, conscients qu’ils tiennent le bon bout.

On peut leur faire confiance. Quand ils décident de descendre dans la rue, chaque Français retient son souffle.

Dossier à lire dans le numéro 562 d’Afrique Education de novembre 2026, dès jeudi matin chez les abonnés français et lundi, 2 novembre, chez les marchands de journaux.

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