Politique

Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a, vivement, dénoncé, jeudi, 17 août, à l'ONU, la récente interdiction faite aux ONG de patrouiller au large de la Libye pour secourir des migrants, interdiction qui contrevient, scandaleusement, au droit international, en la matière. D'autre part, il s'agit d'un cas patent de « non-assistance à personnes en danger » condamnable par tout tribunal italien (ou européen) et contrevenant aux dispositions (de base) de la Convention des Nations-Unies sur les droits de l'homme.

Le président rwandais, Paul Kagame, a été investi, ce vendredi, 18 août, pour un troisième mandat de sept ans, en présence de 19 chefs d’Etat africains au stade national de Kigali, après avoir remporté les élections du 4 août avec près de 99% des voix.

On commence à se demander (à Paris et dans d'autres capitales occidentales) si c'est le Jean Ping qui fut le très fidèle et efficace chef de la diplomatie de feu le patriarche Ondimba ? Si c'est ce Jean Ping qui présida, admirablement, la 59e Assemblée Générale des Nations-Unies en 2004-2005 avec un savoir-faire indéniable ? Si c'est le même Jean Ping qui officia à la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) pendant quatre ans, prêchant, partout, la tolérance, la paix, la modération, oeuvrant, sans cesse, pour le dialogue entre frères et sœurs d'Afrique, comme moyen (unique) de règlement des conflits ? Est-ce le même Jean Ping qui veut, aujourd'hui, mettre le feu dans son pays, le Gabon ?

C'est le sentiment d'un travail bien fait et d'un dernier mandat à la tête de l'Etat bien exécuté malgré la grave crise économique et financière qui sévit dans tous les pays pétroliers. Voilà ce que le président angolais sortant, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, a affirmé, mercredi, 16 août, alors qu'il prenait la parole à l'occasion de la dernière réunion du Conseil des ministres. Un départ (volontaire) du pouvoir qui ne fait pas l'affaire de tous ses homologues de la sous-région. Surtout, les mauvais gestionnaires qui confisquent le pouvoir après avoir mis l'économie de leur pays par terre.

La victime présumée de l'épouse du président zimbabwéen, Robert Mugabe, soupçonnée de coups et blessures en Afrique du Sud, s'est vu offrir de l'argent pour "classer l'affaire", a affirmé, ce jeudi, 17 août, l'avocat de la jeune femme. Cela aurait fait du beurre dans les épinards de Gabriella Engels sauf que la famille de la jeune femme a considéré que c'était une insulte. Du coup, l'affaire se corse pour Camarade Bob qui vient d'arriver, lui-même, en Afrique du Sud.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

Le président, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin, mardi, 15 août, aux fonctions du premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et nommé pour le remplacer Ahmed Ouyahia, jusqu'ici, chef de cabinet du chef de l'Etat, qui dirigera le gouvernement pour la quatrième fois depuis 1995.

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, a connu quelques soucis à Johannesburg où elle se trouvait en fin de semaine dernière. Accusée d'avoir, violemment, agressé la voisine de sa chambre d'hôtel qui a porté plainte pour coups et blessures, elle a préféré quitter, précipitamment, l'Afrique du Sud, malgré le fait que, porteuse d'un passeport diplomatique et épouse de chef d'Etat, elle ne risquait, absolument, rien, quant à sa sécurité qui était assurée par les services de l'Etat.

Le Congo-Brazzaville fête, ce mardi, 15 août, le 57e anniversaire de son indépendance, à Brazzaville. Un défilé sobre, sans excès, à l'image des caisses publiques de l'Etat. Pour la première fois, depuis de très très longues années, le défilé a eu lieu sans la présence d'au moins, un chef d'Etat étranger. Aux côtés du couple présidentiel, il n'y avait que le président du sénat, le président de l'Assemblée nationale et le premier ministre chef du gouvernement. C'est vraiment la preuve que le Congo-Brazzaville est en « faillite ».

L'attaque "terroriste", dimanche, 13 août, soir, au Burkina Faso qui a fait, au moins, 18 morts "montre l'importance de rendre opérationnelle" la force des pays du G5 Sahel, a déclaré, lundi, 14 août, le président en exercice de l'Union africaine (UA) et président guinéen, Alpha Condé.

Après avoir mis le bordel en Libye, pays qui vivait, paisiblement, sous la dictature éclairée du colonel Kadhafi, les Occidentaux peinent, aujourd'hui, à y réinstaurer la paix. Chaque faction libyenne se fait manipuler, plus ou moins, par son mentor. Placé à Tripoli de façon fantoche par les Nations-Unies, le premier ministre, Fayez al-Sarraj, est réputé être l'homme des Occidentaux (à qui il ne sait pas dire Non). A l'Est, le maréchal Haftar dont les intentions sont, encore, floues, composent avec des puissances sous-régionales dont l'Egypte qui dispose d'une force militaire non négligeable. Il entretient, aussi, de très bonnes relations avec Moscou, qui fait attention à ne pas se faire enrôler par les Nations-Unies (les yeux fermés) et se retrouver, d'une manière ou d'une autre, à soutenir le gouvernement pro-occidental de Tripoli dirigé par Sarraj, l'ennemi de Haftar. En tournée à Moscou, ce lundi, 14 août, le maréchal Haftar a obtenu ce qu'il cherchait, à savoir, le soutien du gouvernement russe dans les futurs pourparlers inter-libyens. Il est à noter que dans ce processus difficile, point de place notable pour la « médiation » de l'Union africaine, conduite par le dictateur congolais, Sassou-Nguesso.

Ami politique d'André Okombi Salissa, candidat à l'élection présidentielle de mars 2016, Jacques Banangazala aurait été ministre si Okombi avait été élu président de la République. Sassou-Nguesso qui s'est déclaré gagnant de cette élection avec seulement 8% des voix, avait très mal pris qu'Okombi se présente contre lui, après avoir été 15 ans sous ses ordres comme son ministre. Résultat, Okombi a été jeté en prison, mais aussi, les principaux responsables de son équipe de campagne dont Jacques Banangazala qui la dirigeait dans le département de la Cuvette-Ouest dont il est originaire. Emprisonné dans une cellule infestée de cafards et de rats, il ne manque que des serpents pour lui régler son compte, sauf, si sa pneumonie qu'il a chopée en cellule (avec un risque de contamination d'autres prisonniers) ne l'emporte avant. Informé de la situation, Sassou n'aurait rien voulu savoir. Les amis de Jacques Banangazala ont peur qu'il ne finisse comme un certain Marcel Ntsourou, ancien colonel de son état, tué par le dictateur, après qu'il lui eut rendu beaucoup de bons et de loyaux services, parfois, contre ses propres parents.

Afriqueeducation.com a horreur d'informer sur le djihadisme et la façon dont il frappe les populations. Votre site quotidien passe, volontairement, sous silence les forfaits de Boko Haram, d'AQMI, d'Al Qaïda, des Shebabs, et autres, pour ne pas leur faire de la publicité gratuitement. Au Burkina Faso où ces terroristes ont frappé, dimanche, 13 août, soir, et ce pour la deuxième fois, en l'espace d'un an, on compte, hélas, déjà, 18 morts et plusieurs blessés. Des personnes sans problème qui prenaient du bon temps au Café-Restaurant Aziz Istanbul, (avenue Kwame N'Krumah), en plein centre de Ouagadougou. Où est la liberté si on ne peut même plus boire une bière, tranquillement, sans être emmerdé par les djihadistes ? Plus que jamais, le terrorisme est une plaie à éradiquer, en Afrique, par tous les moyens, y compris, ceux condamnés par Amnesty International et d'autres organisations internationales des droits de l'homme, dont on se demande, parfois, pour qui ces organisations roulent exactement.

Après une longue journée d'attente, la commission électorale kényane a proclamé, vendredi, 11 août, le président sortant vainqueur de l'élection du 8 août. Uhuru Kenyatta a obtenu 54,27% des voix contre 44,74% à son principal opposant Raila Odinga. « Pas question, c'est Raila qui est gagnant », répond le camp d'Odinga, qui reste silencieux. Déjà une centaine de morts, au moins, selon l'opposition. Une douzaine selon la presse.

Un accord sur le rapatriement à haut risque du corps de l'opposant congolais, Etienne Tshisekedi, décédé, à Bruxelles, le 1er février, vient d'être trouvé entre le pouvoir, sa famille et son parti. Est-ce le début de la fin de ce feuilleton ? Si tout va bien, le doyen sera enterré début septembre à N'Sele, à 80 kilomètres de Kin la Belle. Un futur lieu de pèlerinage pour les militants de l'UDPS et de l'opposition.

Pour ceux qui le connaissent bien, le président du Cameroun, Paul Biya, n'aime ni les excès ni la polémique. Il a été, fortement, étonné qu'après qu'il se soit engagé à organiser la CAN 2019, au Cameroun, comme il l'avait, magnifiquement, fait pour la CAN féminine en 2016 (huit équipes), avec un succès inégalé depuis que cette compétition existe, le nouveau président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, crée, ainsi, la polémique, en affirmant, à Ouagadougou, que « Le Cameroun n'était pas prêt même pour organiser une CAN à quatre équipes ». C'était une insulte qu'aucun Camerounais (y compris ceux qui militent dans la centaine de partis politiques d'opposition) n'avait admise. Car c'était, tout simplement, une contrevérité manifeste et scandaleuse. Recevant les médaillés camerounais des 8e Jeux de la Francophonie, jeudi, 10 août, au Palais d'Etoudi, il a profité de cette occasion pour clore la polémique : « Le Cameroun sera prêt le jour dit. J'en prends l'engagement ».

Guillaume Soro n'a même pas attendu la tenue du Congrès du RDR, en septembre, qui devrait permettre à Alassane Ouattara d'en briguer la présidence, pour créer son propre mouvement politique. L'appétit le dévore. De plus en plus à l'étroit pour ne pas dire marginalisé du dispositif du président de la République, qui aurait, déjà, fait ses choix pour 2020, Soro n'a fait que tirer les conséquences avant d'autoriser la création, pour son propre compte, de l'AFN (Amicale des Forces Nouvelles). Appellation qui est tout un programme.

Plusieurs dizaines de personnes (Vingt selon le procureur) se sont évadées, mardi, 8 août, du Palais de justice d'Abidjan, en plein centre-ville de la capitale économique ivoirienne, après avoir neutralisé des policiers commis dans la surveillance du lieu, a annoncé le procureur de la République. Un acte qui laisse les autorités sans voix.

Peut-être la Côte d'Ivoire aurait-elle connu un autre destin si Houphouët n’avait pas trahi la lutte du RDA combattu et malmené par l’administration coloniale parce qu’il voulait une vraie indépendance, c’est-à-dire, plus de justice et de liberté. C’est pourquoi il n’est ni juste ni honnête que les Bernard Dadié, Jean-Baptiste Mockey, Matthieu Ekra, Albert Paraïso, Jacob Williams, René Sery-Koré, Philippe Vieyra, Victor Biaka Boda, Anne-Marie Raggi, Marie Koré, Maguerite Sackoum, Odette Yacé, Mme Ouezzin Coulibaly, ceux et celles qui souffrirent le plus de la violence du gouverneur Péchoux au cours de cette période, aient été oubliés ou ignorés et qu’on ne parle que d’Houphouët qui se cachait à ce moment-là et n’eut même pas le courage de venir soutenir ses camarades jugés le 22 mars 1950.

L'opposant kényan, Raila Odinga, a rejeté, en bloc, mercredi, 9 août, les résultats provisoires d'une élection présidentielle manipulée, selon lui, par piratage informatique, le sortant, Uhuru Kenyatta, étant crédité d'une confortable avance sur fond de tension, de plus en plus, palpable dans des bastions de l'opposition.