Politique

Le président du Sénégal, Macky Sall, a tenu ses engagements de campagne dans le dossier de l'ancien tortionnaire tchadien, Hissène Habré. En l'espace de seulement cinq ans, il a réussi à liquider son sort qui tirait en longueur depuis plusieurs années, avec l'aimable complaisance de son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade. Ce dernier agissait de concert avec ses homologues africains qui ne voulaient pas qu'on juge un des leurs. Mais, sous la pression des gouvernements français et du Tchad, le candidat Macky Sall s'y était engagé, pendant sa campagne, en 2012. Il a tenu parole. En appel, ce jour, Hissène Habré, qui est accusé d'avoir assassiné plus de 40.000 Tchadiens, quand il était au pouvoir, a été condamné à la prison à vie pour crimes contre l'humanité. Ses milliers de victimes font un Ouf de soulagement.

L'Eglise catholique belge présente ses excuses aux enfants métis issus de la colonisation pour la manière dont ils ont été traités par les ordres et les institutions catholiques. Voilà ce que l'évêque d'Anvers, Johann Bonny, a déclaré, mardi, 25 avril, lors d'un colloque, au Sénat, sur la question métisse. Etat colonisateur par excellence (malgré sa petite taille) comme la France (où ce problème se pose également mais pas de la même manière), la Belgique a choisi de le traiter pendant qu'il est temps pour éviter d'être prise de court plus tard, car, à l'heure d'internet et des réseaux sociaux où il est impossible d'étouffer aucune revendication digne de ce nom, c'est une bombe à retardement. Après l'église, l'Etat belge va-t-il prendre ses responsabilités ?

Ce que l'Occident fait subir à l'Afrique, ressemble à l'histoire de la Vigne de Naboth contenue dans les Saintes Ecritures. La force, la domination, la tromperie, la ruse, de l'Occident ont, toutes, une fin. L'Occident, depuis de la nuit des temps, a le droit de vie et de mort sur l'Afrique. Mais, il commence à être difficile sinon impossible d'empêcher les Africains à disposer d'eux-mêmes. Le système de “maître à esclave” sera, bientôt, derrière nous.

Même pas peur des djihadistes de l'Etat islamique et des Frères musulmans. La Bible dans la main, le Saint-Père se rendra, vendredi, 28 avril, au Caire, leur fief, prier là où ils excellent en barbarie. Contre toute attente, il a maintenu son voyage après de très sanglants attentats du 9 avril et montre, ainsi, un exemple de courage aux politiques, généralement, enclins à prendre la poudre d'escampette dès l'explosion du moindre pétard. Nul doute que les chrétiens et les vrais fidèles du prophète Mahomet seront avec lui tout au long de son voyage.

Blaise Compaoré a fui le Burkina Faso pour se réfugier en Côte d'Ivoire. Il n'est même plus Burkinabé, après avoir présidé aux destinées de ce pays pendant 27 ans. Il a pris la nationalité ivoirienne. On appréciera la grandeur de l'homme. Son dernier gouvernement, celui qui avait affronté la fronde avant la chute, lui, fait face aux juges, à Ouagadougou. Il s'agit de l'ex-premier ministre, Luc Adolphe Tiao, et 34 de ses ministres. Bien que cité comme les autres, Blaise Compaoré, lui, ne comparaît pas. Car il se la coule douce en Abidjan, sous la protection de celui dont il fut le mentor, Alassane Ouattara. Il s'agit d'un retour de l'ascenseur tout à fait inapproprié.

Ceux qui refusaient qu'il parte du pouvoir, le disaient hésitant alors qu'il n'a jamais varié. De son propre chef, sans être obligé par qui que ce soit, le chef de l'Etat angolais, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, a décidé de quitter le pouvoir, dans quelques mois. Après 38 ans de bons et de loyaux services, il va tirer sa révérence, pour profiter, réellement, de la vie, alors qu'il est encore en bonne forme physique. Que du bonheur !

Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis l'annonce en avril 2015 de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année. Déjà, deux années pleines sans solution. On se demande pourquoi Nkurunziza luttait pour se maintenir au pouvoir, si c'est pour avoir un tel résultat.

Victime de graves violations des droits de l’Homme, l'ancien premier ministre du Niger et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Hama Amadou, a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), pour se faire justice, l'état de droit n'existant pas (encore) au Niger, malgré les dires de Ingénieur, Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat. La justice se fait à la tête du client. Et Hama ne possédant pas une tête qui plaît, est victime d'un règlement de compte qui ne dit pas son nom.

Que ceux qui le croyaient fini se ravisent. Interné à la CPI (Cour pénale internationale) depuis cinq ans, l'ancien président de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, mettrait son isolement carcéral à profit pour réfléchir à son retour aux affaires. Cette idée a de quoi faire trembler ce qui reste du RHDP que le président, Alassane Ouattara, a presque fait voler en éclats : aujourd'hui, le PDCI-RDA de son très cher aîné, Aimé Henri Konan Bédié, et son RDR sont loin de parler le même langage.

Ce n'est pas, seulement, 18 soldats que le dictateur a perdus dans les combats, mardi, 18 avril. Selon un dernier décompte reconnu par la force publique, ce sont, pas moins de, 90 soldats du régime que les FALC (Forces d'autodéfense pour la libération du Congo) du pasteur Ntumi ont mis hors d'état de nuire, malgré une présence massive d'hélicoptères et d'avions de combat, pour les appuyer au sol. On peut d'ores et déjà dire que Sassou a perdu la guerre du Pool contre Ntumi. Prochain objectif : Le Palais de Mpila de Brazzaville ?

La France vient d’être la cible d’un nouvel attentat terroriste, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Pour Thierry Meyssan, Paris doit cesser de raconter des sornettes et prendre la mesure des événements : le terrorisme international est commandité et instrumenté jusque contre lui par certains de ses alliés au sein de l’Otan.

Le candidat de la France Insoumise séduit notre collaborateur, Jean-Claude Djereke, professeur de littérature africaine à Temple University, aux Etats-Unis. Il écrit : “Si j’étais français d’origine africaine, je donnerais ma voix, le 23 avril 2017, à Jean-Luc Mélenchon. Je porterais mon choix sur lui pour 8 raisons :

Plusieurs chefs de l'opposition et des militants de la société civile sud-africaines ont annoncé, ce jeudi, 20 avril, leur rassemblement au sein du "Mouvement de la Liberté", une nouvelle organisation qui appelle à des manifestations contre le président Jacob Zuma. Jusqu'à sa démission. Le mouvement compte des appuis cachés dont les plus illustres sont le vice-président, Cyril Ramaphosa et l'ancien président, Thabo Mbeki. Tous en ont marre de Zuma.

L'Unesco dirigée (jusqu'en novembre prochain) par la Bulgare, Irina Bokova, avait mené une guerre sans merci de plusieurs années contre l'adoption du Prix pour la science initié par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Le prétexte du refus d'inscrire ce Prix sur la liste des distinctions de l'Unesco était fallacieux : « Obiang est un dictateur ». L'argent consacré au financement de ce Prix peut aider la jeunesse de son pays, criaient les pourfendeurs du Prix Obiang. Dans un mouvement d'ensemble, les 54 pays africains, dans le cadre de l'Union africaine, s'étaient mobilisés pour forcer la directrice générale à respecter la volonté populaire. L'Unesco, selon certains observateurs, voulaient confiner l'Afrique à des prix de seconde zone, du genre « droits de l'homme », « arts et musique », « lettres et poésie », etc., la science et la technique, restant du ressort de l'Occident.

Depuis qu'elle est en chute dans les sondages, menacée comme jamais par le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen a, considérablement, durci son discours. Non pas que celui-ci avait ramolli. Que non ! La fille de son père, voyant que ses diatribes sur l'immigration (son thème de prédilection) ne faisaient plus recette, la priorité des Français étant ailleurs, dans la sécurité, le chômage, les impôts, le niveau de vie, etc., avait quelque peu banalisé son discours en faisant du Fillon et du Dupont-Aignant, à leur place. Mais chassez le naturel, il revient au galop. La voilà rattrapée par ses vieux démons. Pour enrayer sa chute dans les sondages, elle loue, maintenant, les bienfaits de la colonisation, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. Surtout, elle veut se démarquer d'Emmanuel Macron qui pense que la colonisation française est passible de crime contre l'humanité.

Le dictateur est de très mauvaise humeur depuis ce matin. Et pour cause : au moment où il prenait son (traditionnel) whisky-café en écoutant les nouvelles sur RFI et la BBC, on lui a annoncé la mort de 18 soldats tombés dans une embuscade dans le Pool. Cette nouvelle a gâché sa matinée. Il est dans tous ses états.

Après avoir pratiqué une politique africaine en dents de scie (un coup il fait une bonne action, un autre coup il déçoit tout le monde), François Hollande a redonné la nationalité française à des Africains qui ont fait la guerre pour la grandeur de la France et à qui la nationalité n'aurait jamais due être retirée. Rendons cependant justice à Hollande d'avoir corrigé cette indignité française. Ne dit-on pas : « Mieux vaut tard que jamais » ?

Avis de recherche ! La nuit, le patron des renseignements du dictateur, Jean Dominique Okemba (JDO), est, parfois, introuvable. Porté aux abonnés absents. On peut le chercher sans le trouver. On s'interroge sur ses absences nocturnes pendant ces temps de grosse incertitude dans l'entourage du dictateur.

En quatre ans de pouvoir, IBK (Ibrahim Boubacar Keita) en est à son quatrième premier ministre. A un an de la fin de son premier mandat, il n'a pas, encore, pu dénicher l'oiseau rare pour conduire à bien ses réformes. Quatre ans de pouvoir, quatre premiers ministres. Les Maliens vivent ces changements comme un éternel recommencement ! Leurs besoins, eux, sont énormes et constants. Le nouveau (et dernier ?) premier ministre du premier quinquennat d'IBK sera-t-il le dernier de la liste ?

Le président du Niger est de confession musulmane. S'il était chrétien, on aurait pu, peut-être, penser qu'en rencontrant les leaders estudiantins, samedi, 15 avril, il a été influencé par la résurrection de Jésus-Christ en cette période de Pâques. Non, Mahamadou Issoufou est un homme politique qui a, tout simplement, le bon sens des choses. Il connaît la valeur des symboles politiques. Et au Niger, l'USN (Union des scolaires nigériens), n'est pas rien.