Le président, Alassane Ouattara, a tellement roulé les Ivoiriens dans la farine, qu’ils n’ont plus les yeux pour voir ni les oreilles pour entendre. Ils ont la farine dans les yeux et dans les oreilles. Pourtant, le jeu de leur président est visible à l’œil nu. On n’a pas besoin de faire la deuxième année des sciences juridiques administratives et de gestion (SJAG) de l’Université, Alassane Ouattara de Bouaké, pour voir là où il veut aller. Il est arrivé au pouvoir, après avoir juré devant le coran qu’il ne ferait qu’un seul et unique mandat de 5 ans avant de laisser la place à son partenaire de l’époque, Henri Konan Bédié du PDCI qu’il chassa du pouvoir, par un coup d’état militaire, en décembre 1999. Il a rusé pour ne pas tenir cet engagement. Résultat, il en est à son 4e mandat et Bédié, qui rêvait de retrouver son fauteuil, n’est plus de ce monde, parti de la manière la plus suspecte qui soit.
Félix Houphouët-Boigny, le père de la nation, est-il responsable du comportement des Ivoiriens ? Pendant toute son existence, il avait enseigné la paix et le dialogue et jamais la guerre. Les Ivoiriens ont tellement bien appris la leçon qu’ils sont restés amorphes au moment où un ressortissant du Burkina Faso, rapidement, devenu ivoirien pour les besoins de la cause, lança une rébellion pour s’emparer du pouvoir. Il y est toujours et compte le transférer à son petit-frère (Photocopie) quand Allah, le Très Miséricordieux, décidera de l’appeler à ses côtés (notre photo où Alassane est avec son petit-frère Tené).

En attendant ce moment, le président est tout sauf inactif. On assiste à un véritable remue-ménage dans le pays. Après lui avoir rendu de précieux services, de la façon la plus sectaire qui soit, la Commission électorale a été purement et simplement dissoute. Le parti au pouvoir, le RHDP, de son côté, est en ébullition, après avoir perdu sa sérénité. Beaucoup (surtout ceux qui avaient quitté le PDCI pour y trouver le graal) commencent à déchanter, en reconnaissant à demi-mots leur erreur. Bien que le PDCI, lui-même, ne soit plus que l’ombre de lui-même avec un président élu au forceps, qui a littéralement fui le pays, parce qu’il aurait été menacé de faire un petit tour à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan), ce qui constitue un crime de lèse-majesté pour ce banquier habitué aux salons feutrés de Genève, en Suisse. Du coup, le PDCI tend à devenir une véritable secte, surtout, après la déconfiture électorale de décembre 2025.
Le PPA-CI de Laurent Gbagbo n’est guère en bon état. La façon dont l’ancien président, traînait le pas à la tribune, il y a quelques jours, pour se faire réélire par acclamation, président du parti, alors qu’il n’aligne que 80 (petites) bougies, montre que le président, Alassane Ouattara, a un véritable boulevard devant lui. Il a tellement su dompter et apprivoiser les Ivoiriens quand il ne les a pas brimés, emprisonnés, torturés, malmenés, qu’il n’y a plus personne pour s’opposer à lui.

Du coup, l’ancien directeur général-adjoint du FMI, fait ce qu’il veut. Après avoir placé sa nièce comme secrétaire générale de la présidence de la République, il vient de nommer son petit-frère vice-premier ministre, ministre de la Défense. Pour les observateurs de la scène politique ivoirienne, ce n’est qu’une première étape avant sa nomination comme premier ministre plein. Devenus aveugles et sourds-muets, les Ivoiriens n’auront que leurs yeux pour pleurer le moment venu, quand ils se retrouveront avec un deuxième Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, et ce pas de façon lointaine.
On disait qu’Alassane Ouattara est nul en politique. Et que son domaine de prédilection est la haute finance. Quelle erreur ! Docteur en sciences-économiques, Alassane Ouattara, est en train de mettre tout le monde d’accord : Non seulement, il est un excellent économiste et brillantissime financier, mais, et surtout, il est, aussi, un véritable maître en politique. Un véritable Machiavel. Que dire de plus ? Sinon, Bravo à lui.





