PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE : Y avait pas match !

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L’élection présidentielle s’est déroulée sans heurt dans l’ensemble du pays, mettant aux prises, les candidats les plus représentatifs de l’échiquier politique, à savoir, le président sortant, Faustin-Archange Touadéra et les anciens premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra. Principal challenger du chef de l’Etat, Dologuélé n’a finalement pas été à la hauteur.

Anicet-Georges Dologuélé n’a pas fait de campagne électorale. Il n’a pas été stratège quand il dit qu’on lui a tout refusé : Passeport, avion pour circuler. Il s’est contenté de rester à Bangui et une semaine s’est écoulée. Il a compris tardivement et a décidé de prendre la voie terrestre pour faire campagne à l’Ouest qui regorge le plus de voix en termes de poids des électeurs. Il reconnaît et admet que Faustin-Archange Touadéra lui a rendu un service de mieux réfléchir pour ne démarrer que tardivement la campagne. Etait-ce suffisant ? Deuxièmement : Il n’a pas été soutenu par le BRDC (Bloc républicain pour la défense de la coalition – principale plateforme de l’opposition), ce qui lui a manqué cruellement dans cette élection par la politique de la chaise vide. Lequel BRDC qui croyait pouvoir tordre le cou à Touadéra par le jeu d’un énième dialogue : Les leaders étaient confiants sauf que le monde était très préoccupé par Trump et ses droits de douane et la guerre en Ukraine, à la porte de l’Europe.

Troisièmement : Anicet-Georges Dologuélé n’avait pas les moyens financiers suffisants pour faire correctement sa campagne.

Anicet-Georges Dologuélé doit savoir que la prochaine élection présidentielle se prépare dès maintenant. Qu’il n’attende pas le dernier moment.

Quatrièmement : Il n’était pas préparé cette fois-ci. Empêtré à réfléchir entre la position radicale du BRDC à ne pas participer aux élections, ses ennuis administratifs et politiques pour un passeport d’une part, et dans l’attente d’une décision de la France pour cause de nationalité à retirer, d’autre part. Voilà, quelques raisons de sa préparation limite.

Touadéra avait, donc, la voie libre sur tous les plans. Le problème de ce dernier est celui de savoir s’il va travailler avec une nouvelle génération ? Continuera-t-il avec les chefs de clan dont beaucoup ont fait carrière comme ministre depuis 20 ans déjà ?

A-t-il de véritables projets pour le développement du pays ?

Kodegue Guy Simplice

Doctorant en finance internationale (option sciences politiques)

Institut Sorbonne international (ISI) de Paris.

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