Le premier ministre, Ousmane Sonko, s’apprête à présenter ce qu’il appelle pompeusement bilan après deux ans de gouvernance. En pure perte.
Mais, avant même qu’il ne prenne la parole, une question s’impose : Ce bilan sera-t-il à la hauteur des attentes des Sénégalais, ou bien, une nouvelle opération de communication pour masquer l’absence de résultats concrets ?
Entre un président, Faye, otage des équilibres du PASTEF et un premier ministre, déjà, en campagne, pour 2029, le Sénégal s’enfonce dans une crise économique et sociale sans précédent.
Et si, plutôt que d’attendre un bilan trompeur, nous posions, dès maintenant, les vrais défis que ce gouvernement a échoué à relever.
Ousmane Sonko a maîtrisé l’art de la communication politique (notre photo).
Chaque allocution, chaque voyage, chaque annonce, est calculé pour renforcer son image.
Mais, derrière les discours, que reste-t-il pour les Sénégalais ?
Chômage à 23,3 %, contre 20 % en 2024, avec 27,4 % chez les jeunes.
Dette publique à 132 % du PIB, un fardeau insoutenable pour les générations futures.
Croissance en chute libre : 2,2 % en 2026 contre 3 % promis.
Où sont les emplois promis ? Où sont les réformes structurelles ?
Santé : Budget en baisse de 18,7 %, pénuries de médicaments.
Education : 8 000 enseignants recrutés sur les 10 000 promis.
Electricité : coupures quotidiennes.
Les hôpitaux manquent de tout.
Comment justifier les dépenses des fonds politiques pour financer ses projets présidentiels alors que le peuple souffre ?
Bassirou Diomaye Faye a été élu avec la bénédiction de Sonko ?
Depuis, il semble sous tutelle.
Chaque décision majeure passe par l’aval du premier ministre, comme si le Palais était sous contrôle.

Un président otage, un premier ministre en campagne permanente : Voici le tableau d’un pouvoir paralysé.
Tout porte à croire que Ousmane Sonko prépare déjà 2029.
Il verrouille les alliances au sein du PASTEF et au-delà.
Il contrôle l’information et maîtrise la communication.
Il utilise les JOJ 2026 comme tremplin médiatique
Il laisse le président, Faye, assumer les échecs, tout en se positionnant comme l’homme providentie
Le scenario est clair :
2024-2026 : Sonko consolide son pouvoir.
2027-2028 : Sonko prépare sa campagne.
2029 : Sonko se présente en sauveur, avec un bilan trompeur mais bien vendu.
Pendant ce temps, le Sénégal s’enfonce.
Des solutions, pas des discours.
Un plan d’urgence emploi : 50 000 jeunes recrutés dans les secteurs prioritaires (santé, éducation, agriculture) d’ici fin 2026.
Un audit citoyen : Publier tous les contrats liés aux grands projets (JOJ, infrastructures).
Un recentrage des dépenses : Geler les projets non essentiels et rediriger les fonds vers les urgences sociales.
Abroger la loi d’amnistie et poursuivre les responsables des violences contre les manifestants.
Garantir le droit de manifester sans répression.
Au premier ministre Ousmane Sonko :
Votre bilan ne doit pas être une opération de communication.
Il doit être l’occasion de rendre des comptes.
Les Sénégalais attendent des actes, pas des discours.
Au président Faye :
Libérez-vous de l’influence Sonko :
Prenez des décisions fortes pour le peuple, pas pour un parti.
Rétablissez l’autorité de l’Etat.

Aux Sénégalais :
Ne vous laissez pas manipuler !
Exigez des comptes sur les promesses non tenues.
Mobilisez-vous pour un vrai changement.
Avant même que Sonko ne présente son bilan, une chose est sûre :
Deux ans de gouvernance, c’est deux ans de promesses non tenues.
Deux ans où l’intérêt personnel a souvent primé sur l’intérêt général.
Deux ans où un président otage et un premier ministre en campagne permanente, ont laissé le Sénégal s’enfoncer.
Le moment est venu de dire STOP à cette dérive.
Le Sénégal mérite mieux que des bilans en trompe-l’œil.
Le Sénégal mérite des résultats !
Samba Kara NDIAYE
Président du Parti NADEMS
Membre de la coalition Xarnubi





