MAROC-ISRAEL : OUVERTURE RÉCIPROQUE DES AMBASSADES PRÉCIPITÉE PAR LA SORTIE DE L’AFFAIRE PEGASUS

Date

L’Affaire Pegasus qui avait vocation à rester secrète, une fois, sur la place publique, a montré le niveau important des liens cachés entre le royaume chérifien et l’Etat hébreu. Certains soutiennent que la personnalité controversée de l’ancien premier ministre, Benyamin Netanyahu, dans le monde arabe, n’encourageait pas la conclusion de certains dossiers. Avec un gouvernement centriste à Tel Aviv, les masques commencent à tomber.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, et son homologue marocain, Nasser Bourita, n’ont pas laissé passer une telle occasion, la durée de vie de l’actuel gouvernement relevant des seuls initiés qui savent bien interpréter le 6e livre de Moïse et certaines sourates du coran. Sans perdre de temps, Yaïr Lapid s’est rendu, cette semaine, à Rabat, où l’ouverture des ambassades du Maroc en Israël et d’Israël à Rabat a été actée dans « quelques mois ». On verra bien si c’est à Jérusalem ou à Tel Aviv. Le roi du Maroc, Mohammed VI, est le président du Comité Al-Qods, qui défend le caractère palestinien de la ville de Jérusalem, en préservant le statut arabo-musulman de cette Ville Sainte.

Outre ce développement des relations politiques, les deux pays ont, également, signé des conventions dans le domaine culturel et de l’aviation.

Le Maroc est le 4e pays sur le tableau de chasse de Tel Aviv, après les Emirats arabes, Barheïn et le Soudan, ces trois derniers pays ayant signé sous l’instigation de Donald Trump. Pour le Soudan, c’était la condition pour que Washington l’enlève de la liste noire des pays qui favorisent le terrorisme. Aujourd’hui, c’est chose faite si bien que son ancien président, le général, Omar el-Béchir, est même en train d’être conduit à la Cour pénale internationale pour y être jugé.

Envie d’accéder aux contenus réservés aux abonnés ?

More
articles

×
×

Panier