SENEGAL : Nécessité d’un gouvernement d’union nationale face à la crise.

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Alors que le monde entier retient son souffle face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient et à leurs répercussions économiques dévastatrices, le Sénégal, notre cher pays, se trouve à un carrefour historique. La dégradation continue de la situation internationale, marquée par une guerre aux ramifications multiples, pèse déjà lourdement sur nos finances publiques, nos approvisionnements en énergie, et la stabilité de nos marchés. Dans ce contexte, chaque décision, chaque priorité, doit être guidée par une seule boussole : **L’intérêt national**.

Pourtant, force est de constater que certains responsables, à commencer par le premier ministre, semblent plus préoccupés par leurs ambitions personnelles que par l’urgence collective. Comment expliquer, en effet, qu’en pleine crise, alors que le pays doit se serrer les coudes pour affronter des défis sans précédent, le chef du gouvernement persiste à afficher sa volonté systématique de briguer la présidence en 2029 ? Cette posture, à la fois, inadaptée et irresponsable, envoie un signal désastreux : Celui d’un pouvoir plus soucieux de calculs électoraux que de la survie économique et sociale du Sénégal.

La crise exige l’union, pas la division.

Les faits sont têtus : La guerre au Moyen-Orient a déjà fait exploser les prix de l’énergie, perturbé nos chaînes d’approvisionnement, et mis à mal la stabilité de nos finances publiques. Le premier ministre lui-même a reconnu, lors du dernier Conseil des ministres, que cette crise « impacte déjà les prix de l’énergie, la sécurité des chaînes d’approvisionnement, ainsi que, la stabilité des marchés financiers, et pèse lourdement sur les finances publiques ». Face à une telle menace, la priorité absolue doit être de **fédérer toutes les énergies**, toutes les compétences, et toutes les bonnes volontés autour d’un projet commun de résilience.

Or, comment construire cette unité nationale lorsque le premier ministre, au lieu de se consacrer pleinement à la gestion de la crise, multiplie les signaux en direction de 2029 (notre photo) ? Comment convaincre les Sénégalais de la nécessité de sacrifices partagés, lorsque le chef du gouvernement semble plus occupé à préparer sa campagne électorale qu’à protéger le pouvoir d’achat des ménages ou à sécuriser nos approvisionnements stratégiques ?

Un gouvernement d’union nationale : La seule réponse à la hauteur des enjeux.

Dans les moments de crise, les grandes nations savent dépasser leurs clivages pour se rassembler autour de l’essentiel. Le Sénégal, qui a toujours été un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest, se doit de montrer l’exemple aujourd’hui. Cela passe par la formation **immédiate d’un gouvernement d’union nationale**, associant toutes les forces vives de la nation – partis politiques, syndicats, société civile, patronat – autour d’un programme d’urgence économique et sociale.

Un tel gouvernement aurait pour mission de :

  1. **Stabiliser les finances publiques** en rationalisant les dépenses et en luttant contre le gaspillage, comme l’a demandé le premier ministre lui-même – mais, avec une légitimité et une crédibilité renforcées par l’inclusion de toutes les sensibilités politiques.
    2. **Protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais**, en mettant en place des mécanismes de soutien aux ménages les plus vulnérables et en régulant les prix des produits de première nécessité.
    3. **Sécuriser nos approvisionnements stratégiques**, notamment, en énergie et en denrées alimentaires, pour éviter les pénuries et la spéculation.

4. **Préparer un plan de relance post-crise** afin de positionner le Sénégal comme un acteur résilient et attractif sur la scène internationale.

L’exemplarité ou l’échec.

Le premier ministre a annoncé, avec raison, des mesures de rigueur : Suspension des déplacements non essentiels, rationalisation des dépenses, discipline budgétaire. Mais, ces mesures, aussi nécessaires soient-elles, ne suffiront pas si elles ne s’accompagnent pas d’un **changement de posture politique**. Comment demander aux Sénégalais de se serrer la ceinture, si ceux qui les gouvernent continuent de penser d’abord à leur avenir personnel

La crédibilité de l’action publique repose sur l’exemplarité. Si le premier ministre veut vraiment incarner la rupture qu’il prône, qu’il commence par renoncer, **au moins temporairement**, à ses ambitions électorales. Qu’il montre qu’il place l’intérêt du pays au-dessus de tout. Qu’il propose lui-même la formation d’un gouvernement d’union nationale, dirigé par une personnalité consensuelle et compétente dont la seule préoccupation sera de sortir le Sénégal de la crise.

Le président du Parti Nadems, Samba Kara Ndiaye, oeuvre pour un nouveau départ du Sénégal auquel il est prêt à participer.

Un appel solennel à la raison et à la responsabilité

A tous les responsables politiques, à commencer par le premier ministre : **Le Sénégal avant tout**. La gravité de la situation exige que nous mettions de côté, le temps nécessaire, nos divergences et nos ambitions personnelles. L’histoire jugera sévèrement ceux qui, en période de crise, auront préféré leurs intérêts à ceux de la nation.

Au Parti NADEMS, nous sommes prêts à contribuer, sans arrière-pensée, à un gouvernement d’union nationale. Nous appelons tous les acteurs politiques et sociaux à en faire de même. Le moment est venu de montrer que le Sénégal reste un pays de dialogue, de solidarité, et de responsabilité.

L’intérêt national prime. Agissons en conséquence.

Samba Kara Ndiaye

Président du Parti NADEMS

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