GUERRE A l’EST DE LA RDCONGO : Donald Trump toujours hostile à Joseph Kabila

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Dans une note publiée sur son site internet le 28 octobre, le département américain des Finances a annoncé imposer des sanctions au ministère rwandais de la Défense ainsi qu’à Zigama, l’un des bras financiers nationaux. Déjà sanctionné le 02 mars dernier, le ministère rwandais de la Défense voit à nouveau l’étau se resserrer autour de lui, à cause de son rôle prépondérant et continu dans la déstabilisation opérée par le régime de Kigali dans l’Est de la RDCongo. Cette décision est importante car elle est une atteinte directe au réseau financier de Paul Kagame.

Pour Scott Bessent, actuel ministre des Finances de l’administration de Donald Trump, le Rwanda doit cesser tout soutien à la guerre contre son voisin limitrophe rdcongolais. S’appuyant sur la feuille de route des accords signés à la Maison Blanche, le 4 décembre dernier, Scott Bessent estime que Paul Kagame et ses alliés sont les premiers responsables du statu quo observé sur la ligne de front, bientôt un an, après cette prise d’engagement historique. A son habitude, Kigali a réagi, en tentant de renvoyer la faute à Kinshasa. Une perte de temps face à Scott Bessent (sur notre photo, Donald Trump est très content de recevoir Félix Tshisekedi dans le Bureau Ovale pour parler des minerais rares du soul-sol rdcongolais, que raffole aussi Paul Kagame dans le Kivu).

En effet, si Kigali avait pris le temps d’étudier le mode opératoire du personnage en question, notamment, à travers ses interventions contre l’Iran, elle aurait réalisé à quel point il est imperturbable. Avec ses opérations contre la monnaie iranienne (le rial), Scott Bessent avait été l’un des principaux acteurs de la révolte populaire à Téhéran, qui avait mis en difficulté les gardiens de la révolution pendant plusieurs semaines, et secoué le cœur de l’Etat iranien. Une fois son entrée en lice actée, il ne s’était pas laissé dérailler par le dilatoire de la diplomatie iranienne.

En 1995 (un an après le génocide de 1994), Hyppolite Kanambe (devenu Joseph Kabila pour les besoins de la cause) était le garde du corps du général Paul Kagame qui à l’époque, était le chef de l’Armée patriotique rwandaise (APR).

C’est progressivement ce vers quoi tend le régime de Kigali maintenant que ses transactions financières sont dans le collimateur du Trésor américain. Mais, au-delà de l’unique question du conflit rwando-rdcongolais, cette nouvelle donne confirme l’hostilité de Donald Trump envers Joseph Kabila, qui est devenu le leader de la rébellion contre Félix Tshisekedi, étant donné que le dirigeant américain avait contraint Kabila de quitter le pouvoir en 2019, après 18 ans de règne. Même si les années ont passé, Trump n’apprécie toujours pas Kabila et vient de l’en informer.

Paul-Patrick Tédga

MSc in Finance (Johns Hopkins University – Washington DC)

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